F U ST
Ah ! voilà tout !.. .
MARGUERITE
Ce n’est pas assez?
faust, violent.
Oh! si, si... c’est assez! Mais, sapristi!... ça pouvait ôtre plus !
MARGUERITE
Vaincu par mes larmes... par mes prières... le boyard s’en alla...
fausT, soulagé.
C’est bien gentil à lui!... Voilà un bon boyard !
MARGUERITE
Eh bien! aujourd’hui ce baiser... (ma seule faute.,.) me désespère... me brûle... Vois, juge... et maintenant que je t’ai dit tout mon passé... si ta Marguerite te-semble indigne, laisse-moi me retirer dans un cloître.
faust, avec transport.
O Marguerite... j’ai connu des femmes qui étaient vertueuses... pas beaucoup... mais j’en ai connu... Eh bien ! auprès de toi... c’était bien peu de chose... Marguerite... tu es un ange... et je t’aime!...
MARGUERITE, à part.
Voilai... Maintenant il ne pense plus à Adolphe! (Haut.) Tu m’absous, dis?
FAUST
Si je t’absous!... tiens... tu vas voir si je t’absous... (Il souffle les bougies.)
marguerite, l' arrêtant à la dernière.
Attends!... oh ! attends, laisse-moi aller mo recueillir... Je vais prier... causer avec la photographie de ma mère... Au revoir, Henri... (Elle se dirige vers la porte de droite.) Tu sais que tu m’as promis une petite surprise !
FAUST
Et toi aussi...
MARGUERITE
Oh ! oui, va... je crois que nous serons bien surpris tous les deux. (Elle lui envoie des baisers et entre à droite.)