SCÈNE U
FAUST entre. MARGUERITE reprend ses airs penchés etfUau rouet avec une certaine rapidité.
FAUST
La voilà.... Dieu qu'eue cstioUC ce n'est pa*«« femme... c'est une gravure... Marguerite! ...
MARGUERITE
Faust !
FAUST
Ah! quand je pense qu'aujourd'hui... nous serons
LE PKTTT FAUST
et que le soleil no se couchera pas... sans que... Sais-tu pourquoi je ne voudrais pas ôLre le soleil?
MARGUERITE
Non.
FAUST
Elle ne sait pas pourquoi je ne voudrais pas être le sobil Eh bien î c'est parce qu'il n'a pas de compagne, lui...
MARGUI^RITE.
Anatole!... [Se reprenant.) Henril {A part.) Quest-cô que je dis donc, moi?
FAUST
Pourquoi m'appelles-tu Anatole? Ah ! c'était une farce.
MARGUERITE
Oh! oui, Ernest.
FAUST
Bon! voilà qu'elle m'appelle Ernest.
MARGUERITE
C'est encore une farce !
FAUST
Oh! trésor de candeur! que je t'pimeî... Ahl tout à l'heure, tu sauras le sacrifice que je viens de faire... pour être digne de toi...
Un sacrifice? un cadeau ?. .. Qu'est-ce que c'est?
FAUST
Tu verras ! tu verras ! . . .
MARGUERITE
Quel est ce bruit? [On entend un chant aii dehors',}
FAUST, à la fenêtre.
Ah! c*est le chœur des jeunes vierges qui vient, selon Tusa.'^c, mettre sous globe ton bouqaotde fleurs d'oranger.
MARGUERITE
Et celui desjeunesgarçonsqui viennent t'apporter la soupe au vin. Pourvu qu'Us ne lui disent pas do bôtise3...Parcequo y en a des fois qui sont bavards. Adolphe surtout.