SCÈNE llï
FAUST seul, retenant et marchant d'un air profondément dégoûté.
Oh ! je suis un fameux viveur !
Le jour, la nuit toujours en fête.
Mais tout ça fait mal à la tête, Et ça ne fait pas le bonheur.
J'ai beau me fouetter le sang,
Tout est assommant,
Tout est énervant !
Ce bruit, ce fracas,
Ces joyeux repas
Ne me disent pas...
Non, ces plaisirs n'ont point d'appas.
Ah ! tout m'irrite!
Vers moi viens vite,
0 Marguerite !
Vois mes douleurs,
Entends mes pleurs.
Ah! reviens vite, ou bien je meurs.
J'ai traversé toute l'Allemagne, J'ai vu la Fouille et l'Espagne.
En tous ces lieux l'ennui me gagne.
ICTE deuxième a 7
Pleurant toujours, Je cherche mes amours.
0 vous, témoins de ma doléance, Vous pourriez apaiser ma souffrance
En me fournissant Quelque renseignement Sur ma connaissance.
Pour mon trésor J' donn'rais cncor Bien des frédérics d'or.
J'ai beau me fouetter le sang, etc., etc. Je ne suis pas heureux!... O Marguerite! Marguerite!