SCÈNE VII
FAUST , puis UN COCHER et VALENTIN.
faust, remontant virement.
Un fiacre!... îl me faut un fiacre, quand je devrais le
traîner ici parles chevaux! Ah ! quelle chance !.. . là-bas ! .. . j'en aperçois un!... Psitt!... psitt! cocher! oui, vous!... par ici!... Un fiacre dans un jardin!... il n'y a qu'à moi que ces choses-là arrivent! (Entre un fiacre, attelé, cocher sur le siège, des malles sur le haut de la voiture.) Cocher !
LE COCHER
J' suis chargé!
FAUST
Allons, bon! Arrête !... Ce n'est que pour une course!...
LE COCHER
Puisque je vous dis que je suis plein...
faust, arrêtant le cheval par la bride. La course ou la vie!...
LE COCHER
Au secours ! . . . C'est Chopart ! ... Oh ! la diligence de Lyon ! A l'assassin ! . . . au voleur ! . . .
faust, agitant des billets de banque.
Veux-tu te taire, imbécile!... Te voler!... regarde donc ces billets... Un pas et tu rates ta fortune!...
LE COCHER
Qu'est-ce que c'est que ça ?
FAUST
Vingt mille francs pour une course!
le cocher, dégringolant de son siège.
Vingt mille francs ! Attendez, je vas demander au client. . . Tiens, il dort... Eh! caporal! (La glace s'abaisse. — Valentin passe sa tête. — Il est très-bruni de teint.)
Est-ce qu'il a empaillé son cheval, cet oiseau-là?
LE COCHER
Faites excuse, sergent'... Il m'arrive un accident.
VALENTIN
Ta jument est morte?
LE COCHER
Si ce n'était que ça!
VALENTIN
Les roues sont gelées ?
ACTM DEUXIEME >•
le cociieii Si ce n'étail que çal
. vàlkntin.
Quoi t' est-ce alors ';
LE COCHER
Figurez-vous, lieutenant, qu'il y là un particulier qui m'offre vingt mille francs si je veux vous descendre.
VALENTIN
Me descendre, ousque?