SCÈNE VIII Les Mêmes, MARGUERITE, tout le monde
FAUST
La voilà! c'est elle!
Ciel ! ma sœur!
MARGUERITE
Valentin!
faust, qui ne les a pas vus se reconnaître. Ah ! Marguerite !... Vite... Monte.
valentin, se mettant devant la portière. Malheureux ! Jamais !
le cocher.
Allons ! ^pn 1...
FAUST
Qu'est-ce qu'il vous prend?
VALENTIN
Ce qui me prend !... Tu veux emmener ma sœur en fiacre, et tu me demandes ce qui me prend,
FAUST
Sa sœur! alors, c'est donc son frère! Ah! comme il est bruni !
VALENTIN
C'est le soleil de la gloire!... Et c'est pour cela que j'ai cédé mon fiacre ! Ah ! malédiction ! ma sœur à la closerie des Vergeiss-mein-nicht!... mais dans quel siècle vivonsnous? Ah! s'il le faut, j'irai jusqu'aux pieds du trône, et je lui dirai : Clotaire VIII, tu es un grand roi!... mais il n'y a rien de fait si tu ne chasses pas l'étranger de Mabille !... et il m'écoutera ce monarque puissant, parce que c'est l'honneur d'un soldat qui lui dira ça avec la brusque franchise d'un militaire qui retrouve sa sœur en fiacre et en délire. [A Faust). En garde !..,
FAUST
Je ne me bats pas contre le frère de Marguerite... et puis je n'ai pas de témoins...
VALENTIN
LE COCHER
Prends le cocher !
Ce sera à l'heure.
FAUST
Non... je ne me bats pas...
v<;te deuxième s»
valentin, à Marguerite.
Mais dites donc à voire amant, madame, qu'il n'a plus que ça à faire pour qu'on vous méprise moins! ! ! margi frite.
A l'aide ! au secours!
FAUST
FI insulte sa steur! En garde!... en garde!... en garde ! et tiens-toi bien.
mephisto, surtenant.
Ça va bien !
MARGUERITE
Ah ! [Elle se trouve mal, on la porte près de la table.)
SIEBEL
De l'air...
KRAXDER.
Délacez-la.
marguerite, revenant. Non, ne me délacez pas... donnez-moi un peu de punch ! Horrible... Est-ce fini?...
STEREL.
Non, pas encore... le combat estacharné.
MARGUERITE
Ah !
faust, bas à Mephisto.
Il est plus fort que moi. (Valentin le pousse, il rompt.)
MARGUERITE
Ah ! il va tuer Faust.
mephisto, à un voisin, pendant que le combat recommence.
Monsieur, connaissez-vous le coup de la tabatière?
ALTMAYER.
Non, monsieur, mais je serais curieux de le connaître.^
MEPHISTO.
C'est bien simple.,, quand vous en voulez à quelqu'un, vous profitez d'un duel... comme celui-ci... Vous vous approchez poliment et vous lui dites (Il s'approche de Valentin): Monsieur, en usez-vous?
valentin, s* arrêtant.
Volontiers... {Il puise dans la tabatière, et Faust lui allonge un énorme coup d'épée.)
MÉPIIISTO.
Voilà... le tour est fait. [Valentin tombe.)
TOUS
Ah ! bravo !