‹ Le Petit JardinChapitre 19 sur 92 · Ac. utlic à Imilles molle · texte numérisé non relu

Ac. utlic à Imilles molle

34 LE JARDIN D'AGRÉMENT

heureusement vénéneuses ; aussi doil-on éviler de les mettre a la portée des enfants.

A. Napellus L. (fig. 16). A. Napel, Char de Vénus, Casque de Jupiter. - Plante indigène, d'environ 1 mètre de hauteur, donnant en juin-juillet des grappes de fleurs bleues d'un très bel effet; il en existe une variété a fleurs blanches. Cette espèce exige, de même que les suivantes, une terre meuble et

fraîche et une exposition miombragée. On la multiplie par division des touffes, au printemps.

A. vakiegatom L. A. bicolore. — C'est la plus belle espèce du genre; ses lleurs sont grandes, d'un beau bleu panaché de blanc. Sa lloraison est assez prolongée.

A. automnale Lindl. A. d'automne. — Elle a pour principal mérite de fleurir plus tard que les espèces précédentes.

Acroclinium. — Cenre

dont nous ne cultivons qu'une espèce.

A. roseum Hook. (fig. 17). Immortelle rose. — Originaire de l'Australie. C'est une charmante plante annuelle de 30 à 40 centimètres de hauteur, vendue souvent sur les marchés sous le nom à'immortelle rose, parce que, en effet, elle a beaucoup d'analogie avec certaines Immortelles et que ses fleurs peuvent se conserver de même, lorsqu'elles sont séchées avec soin. Ses capitules sont nombreux, assez grands, d'un beau rose avec le centre jaune d'or, lien existe une variété à fleurs blanches.

La floraison a lieu selon l'époque à laquelle on a semé les graines. On peut semer en mars-avril sur couche, repiquer sur couche et mettre en place en mai ; dans ce cas, la floraison

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT. 53

s'effectue de juin en juillet; ou bien semer sur place, en avril, à bonne exposition, en terre légère, et alors la floraison a lieu en juillet-août.

Cette jolie plante peut servir à orner les plates-bandes ; il lui faut une terre légère et une exposition bien ensoleillée.

Agapanthus.— Nous ne cultivons qu'une espèce de ce genre.

A. umbellatus L'Hérit. Tubéreuse hleue. — Originaire du Cap. Remarquable par les nombreuses et jolies Heurs bleues qu'elle ne cesse de donner dejuinenaout.il en existe des variétés à fleurs doubles et à fleurs blanches, à feuilles panachées, etc.

Cette plante n'est pas tout à fait rustique; elle exige un abri pour l'hiver, mais il sulllt qu'elle soit au sec, dans unendroitclairoùnepeuvent |.j„. | 7 se faire sentir les fortes ge-

- Immortelle rose (Acroclinium).

lées. On peut lamettreen pleine terre au 1 'juin et la relever a l'automne, comme cela a été indiqué page 4o; elle peut alors concourir à la garniture des plates-bandes et des corbeilles. On la multiplie par la division des touffes, à l'automne. La terre de jardin mélangée de terreau bien consommé lui convient parfaitement.

Agave. — Ce genre est composé de plantes grasses dont quelques-unes sont rustiques dans le midi de la France. On les connaît généralement sous le nom d'AIoés, qui leur est appliqué improprement.

A. americana L. — C'est l'espèce la plus répandue dans les jardins. Superbe plante originaire du Mexique, à grandes feuilles très épaisses terminées par une pointe acérée et munies d'aiguillons sur les bords. Il en existe une variété à feuilles bordées de jaune. On se sert souvent de ces plantes

pour garnir les vases qui ornent les pilastres des grilles d'entrée ; pour isoler sur les pelouses, etc. On les conserve facilement l'hiver en les rentrant dans une pièce inhabitée où elles peuvent trouver un abri contre les forles gelées ; elles redoutent surtout l'humidité pendant cette saison.

Ageratum. — A. cœiu'leum Desf. (tig. 18). Cékstine, Eupa-

toire bleue, etc. — Originaire du Mexique ; cultivée comme plante annuelle de pleine terre, mais suffrutescente en serre. Sa tige, rameuse dès la base, atteint de 40 à oO centimètres de hauteur; ses fleurs, en petits capitules nombreux, sont d'un bleu céleste et se succèdent sans relâche depuis le mois de juin jusqu'aux gelées. Il en existe plusieurs variétés naines ou élevées, à fleurs blanches ou bleuâtres.

Cette plante et ses variétés sont extrêmement répandues dans les jardins, où elles peuvent servir à orner les plates-bandes, à faire des bordures de massifs, etc. ; elles croissent dans tous les terrains et résistent à la sécheresse. En un mot, ce sont des plantes de premier mérite.

On les multiplie par semis faits en mars-avril sur couche ; on repique sur couche et on met en place tin mai; les premières fleurs apparaissent en juin. On peut également semer fin avril, en pépinière, à bonne exposition, et repiquer en place au commencement de juin: dans ce cas, la floraison ne commence qu'en juillet. En hivernant sous châssis quelques pieds de choix pour les bouturer au printemps, on obtient des plantes plus uniformes.

Agi'ostcmma. — Voy. Lychm?.

Ageratum.

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT

Aloés. — Voy. Agave.

Alihéa en arbre. — Voy. Hibiscus syriacos.

Althsea rosea Cav. Rose trémière, Passe-Rose, etc. — l'iantc superbe autrefois très répandue dans les jardins, d'où elle a à peu près disparu pour faire place à des espèces plus à la mode, qui souvent sont loin d'avoir ses mérites.

La Rose trémière est vivace, mais elle est ordinairement cultivée comme plante bisannuelle. Elle atteint de 2 à 3 mètres de hauteur, etses Heurs, qui se succèdentde juillet à septembre, présentent la plus grande variété dans le coloris, dans les dimensions et dans les formes. Il en existe aussi des variétés naines. Les couleurs principales présentées par cette belle plante sont : le jaune, le saumon, le blanc, le chamois, le rose, le rose cerise, le rouge, le cramoisi, le violet, le pourpre, le brun, le noir, et tous les intermédiaires entre ces couleurs, ainsi que les panachures les plus variées. La Rose trémière demande un sol frais et profond. La multiplication se fait ordinairement de semis pratiqués en juillet, en terre bien meuble et à bonne exposition. Les jeunes plantes sont repiquées en septembre, en les espaçant les unes des autres de 15 à 25 centimètres; on les met en place en avril. Les pieds ainsi obtenus donnent une floraison superbe. Si on veut les conserver plusieurs années, ce qui exige des soins spéciaux, on n'obtient que des résultais médiocres, au moins sous le climat de Paris.

Alyssum mamtimum Lamk. Alysse mimant. — Espèce indigène, vivace, mais généralement cultivée comme plante annuelle. Ses tiges ne dépassent pas 25 centimètres de bailleur; elles se couvrent d'un nombre considérable de petites fleurs blanches, odorantes, disposées en grappes. Cette plante esl propre surtout à former des bordures; elle prospère dans tous les terrains, pourvu qu'ils soient meubles et sains ; l'exposition au soleil est des plus favorables à son développement. Semer en septembre, repiquer et abriter contre les grands froids à l'aide d'une couverture de feuilles sèches, mettre en place en marsavril, ou bien semer d'avril en juillet sur place. Les plantes

LE JARDIN D'AGRÉMENT

Fig. 19.

Alvsse Corbeille d'or.

obtenues du semis d'automne fleurissent de mai en juillet ; celles qui proviennent des semis de printemps ou d'été ne montrent leurs fleurs que depuis la fin de l'été jusqu'au milieu de l'automne, selon les cas.

L'Alysse maritime a donné naissance à une variété à feuilles panachées de blanc jaunâtre et de vert, très ornementale, mais malheureusement un peu délicate et qu'il faut multiplier de boutures maintenues sous châssis pendant l'hiver, si on veut la conserver bien franche.

A. saxatile L. Corbeille d'or (fig. 10). — Charmante plante vivace, atteignant au plus 2.ï centimètres de hauteur, très répandue dans les jardins où sa floraison s'effectue d'avril en mai. Elle convient surtout pourorner lesplatesbandes et faire des bordures qui, au printemps, se couvrent d'une multitude de jolies petites fleurs d'un jaune éclatant.

Cette plante peut être multipliée par division des touffes à l'automne, par marcottes et par boutures, enfin par semis faits en juillet en pépinière; on repique les jeunes plants en pépinière et l'on met en place à l'automne ou au printemps, lien existe une variété à feuilles panachées qui est un peu plus délicate.

Amandier nain . — Voy. Amygdalus nana.

Amarante Crête de coq. — Voy. Celosia cristata. Amarantus. Amarante. — Ce genre renferme plusieurs espèces ornementales dont quelques-unes sont surtout remarquables par leur feuillage. Les plus connues sont : A. caudatus L. Queue de Renard (fig. 20). — Plante annuelle originaire de l'Inde, haute d'environ 1 mètre, à fleurs très petites, réunies en longues grappes pendantes et d'un rouge amarante

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT

Ain 1 1 inte Qaou

A. sanguineus L. — D'environ 1 mètre de hauteur, elle a le feuillage d'un rouge sang de bœuf.

A. tricolur L. — Très remarquable par ses feuilles tachées de jaune, de vert et de rouge, couleurs qui varient quelquefois un peu, mais qui sont ordinairement très éclatantes; elle est annuelle comme les espèces précédentes et atteint de7o centimètres à 1 mètre de hauteur.

L'Amaranle Queue de Renard est très rustique, ainsi que l'A.

sanguineus; l'une et l'autre conviennent pour orner les grands massifs et les plates-bandes. Elles préfèrent à tout autre un sol léger et bien fumé. On les sème de mai en juin en pépinière el on repique en place dès que le plant est suffisamment développé. L'Amarante tricolore est une plante superbe, mais plus délicate; il faut la semer en mars-avril sur couche, la mettre en place en mai dans un terrain sain et à exposition chaude. Les ileurs des deux dernières espèces sont insignifiantes.

Amaryllis Belladonna L. — Helle plante bulbeuse, originaire des Canaries, de la taille du Lis blanc dont les fleurs rappellent la forme et les dimensions, mais qui en diffèrent, outre les caractères botaniques, par leur couleur d'un rose tendre superbe. L'Amaryllis Belladorma fleurit en août-septembre; il est rustique et réussit bien dans les sols profonds et légers, lorsqu'on a le soin d'enterrer les bulbes a environ 30 centimètres de profondeur et de ne les déranger que le moins possible.

Amourette . — Voy. Rriza.

Ampélopsis quinquefolia Michx. Vigne vierge. — Cette liane est très répandue dans les jardins. Elle est originaire de l'Amérique septentrionale. Ses tiges sont ligneuses et s'attachent aux

arbres et aux murs, ainsi que le Lierre. Cette plante est très rustique et croit dans tous les sols et à toutes les expositions; ses feuilles présentent à l'automne des tons rouges et cuivrés d'une très grande valeur ornementale. On la multiplie facilement par boutures ou par marcottes.

A. Veitchi Horl.(A. triscuspidataSieb. et Zucc, var. Veitchi). — Atteint de moins grandes dimensions, mais conserve plus longtemps ses feuilles à l'automne; les rameaux se plaquent sur les murs à l'aide de petites ventouses dont sont munies les vrilles ; les feuilles ressemblent à celles du Lierre ou du Sycomore, selon qu'elles naissent sur les jeunes ou sur les vieux rameaux : elles sont d'un beau vert et bordées de rose.

Amyt/dalopsis. — Voy. Prunus triloba.

Amygdalus nana L. Amandier nain. — Joli petit arbrisseau de 1 mètre à l m ,o0 de hauteur, originaire de la Russie méridionale. En avril-mai, fleurs très nombreuses, d'un beau rose, rouges ou blanches selon les variétés. L'Amandier nain n'est pas aussi répandu qu'il le mérite : l'époque à laquelle il fleurit, sa taille peu élevée, l'abondance de ses fleurs sont autant de titres qui le recommandent. On peut le multiplier facilement par séparation de drageons ou par semis d'amandes, qu'il donne ordinairement en petite quantité.

Ancoîie.'— Voy. Aquilegia.

Anémone cokunaria L. Anémone des fleuristes (flg. 21). — Charmante plante vivace, indigène, à souche tubéreuse, fleurissant en avril-juin. 11 en existe un grand nombre de variétés qui présentent des différences, soit dans la duplicature, soit dans la couleur des tleurs.

A. stellata Lamk. A. éloilée. — Cette espèce a les fleurs plus petites que celles de l'A. des fleuristes ; il en existe également beaucoup de variétés, mais à tleurs le plus souvent simples ou semi-doubles. C'est une très jolie plante, fleurissant abondamment.

A. pavo.nïna DC. A. Œil-de-Paon. — Diffère surtout de l'A. des fleuristes par ses fleurs très ouvertes composées d'un très grand nombre de pétales longs et étroits, ceux du centre

PLANTES ET ARBRISSEAUX D ORNEMENT

•souvent un peu verdàtres, les autres d'un rouge cinabre. L'A. fuluens parait en èlre le type à fleurs simples; elle est surtout remarquable par la couleur de ses fleurs, qui est d'un rouge éclatant.

Ces diverses espèces conviennent à orner les platesbandes; on peut les employer en bordures, en corbeilles, etc. ; elles exigent un sol bien meuble, sain et léger; l'excès d'humidité leur est préjudiciable.

Pour fumer la terre dans laquelle on les plante, il ne faut employer que du terreau ou du fumier bien consommé.

La plantation des pattes se fait de seplembre à octobre ou en février-mars.

On les enterre à o ou centimètres de profondeur et à environ io centimètres de distance les unes des autres. Pendant les grands froids, il est bon de les abriter avec des paillassons, de la paille ou de la mousse, que l'on enlève dès qu'il fait un temps doux.

Après la floraison et lorsque les feuilles, en séchant, indiquent que la végétation est terminée, on arrache les "pattes; on les fait sécher dans un endroit aéré, mais à l'ombre, pour les conserver dans un lieu bien sain et sec, jusqu'au moment de la plantation. On multiplie ces plantes au moment de la plantation, en détachant des pattes les parties munies d'un bourgeon.

Fig-. -1. — Aiiémuiie îles fleuristes.

D. Bois. — Le petit jardin,

édit.

62 LE JARDIN D'AGRÉMENT

A. japonica Sieb. et Zucc. A. du Japon (8g. 22). — Superbe espèce à soucbe non tubéreuse, traçante, d'environ 60 centimètres de hauteur, se couvrant d'août en octobre d'une quantité de grandes et belles Heurs d'un rose plus ou moins foncé. Il en existe une variété à Heurs blanches qui porte le nom de Honorine Jobert. Celte plante est très rustique; elle croit aussi bien à l'ombre qu'au soleil, pourvu qu'elle soit plantée dans une terre meuble et légère.

On peut l'employer pour orner les plates-bandes et les massifs. Comme elle a une

Fig. 22. — Anémone du Ja

tendance à former des touffes volumineuses, il est bon de supprimer chaque année les rejets qui pourraient se développer autour d'elle. On la multiplie par division des touffes, au printemps.

A. Hepatica. — Voy. Hepatica.

Antennaria margaeutacea R. Br. Immortelle blanche. — Plante vivace originaire de l'Amérique septentrionale, à souche très traçante, d'environ S0 centimetres.de hauteur, couverte sur les tiges et les feuilles d'un duvet cotonneux blanc. Les fleurs sont jaunes avec les écailles extérieures (involucre) d'un blanc argenté; on les emploie à composer des bouquets perpétuels. Cette plante peut servir à orner les plates-bandes ; elle s'accommode des terrains même les plus arides et les plus ensoleillés. On la multiplie par division des touffes, au printemps.

Anthémis. — Voy. Chbysanthkmdh.

Anthémis nobilis L., variété à fleurs doubles. Camomille romaine. — Petite plante indigène à souche rampante, de 10 à lo centimètres de hauteur, donnant en juillet-août de nombreux capitules d'un blanc satiné. La Camomille romaine peut servir

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT

à faire des bordures; elle vient également bien à loutes les expositions, pourvu que le terrain soit sain et léger. On la multiplie par division des touffes, au printemps. L'infusion de ses Heurs est réputée tonique, fébrifuge, digestive.

Antirrhinum majus L. Muflier, Gueule de Loup, Gueule de Lion (flg. 23). — Belle plante indigène, vivace, d'environ 60 centimètres de hauteur, que l'on trouve souvent naturalisée dans les ruines ou sur les vieux murs.

Cette plante a donné naissance à des variétés superbes, plus ou moins naines, aux coloris les plus divers; ses Heurs, grandes et en forme de gueule, se succèdent de juin à octobre; elles peuvent être jaunes, blanches, roses, rouges, violettes, ne présenter qu'une seule couleur ou être bi- on tricolores, panachées, striées, ponctuées, elc. Il en existe aussi une variété à feuilles panachées. Cette plante peut être considérée comme l'une des

plus belles et des plus rustiques de nos jardins ; elle n'a qu'un défaut, c'est d'être originaire de notre pays; elle serait certainement beaucoup plus appréciée si elle provenait de régions lointaines, d'où l'on fait venir à grands frais des espèces qui lui sont souvent très inférieures.

Le Muflier est d'une culture extrêmement facile ; il vient parfaitement dans les terres meubles et ne parait redouter que les sols compacts el froids. Il convient à l'ornement des platesbandes ; les variétés naines peuvent servir à faire des corbeilles, des bordures, etc.

Le mode de multiplication le plus employé est le semis, que l'on fait en pépinière, soit à l'automne (juillet-août), soit au printemps; on repique en pépinière à bonne exposition et l'on

Mullier [Antirrhinum).

LE JARDIN D AGRÉMENT

met en place en mars-avril, dans le premier cas ; dès que les fleurs commencent à paraître, dans le second. Les graines, étant très fines, doivent être semées à la surface du sol ou à peine recouvertes de terre.

Les vieilles plantes finissent par se dégarnir au bout d'un

certain temps; il est donc nécessaire de les renouveler par

le semis. Dans le cas où l'on voudrait conserver une variété

intéressante, le seul moyen serait de la bouturer, car les graines

ne reproduisant pas fidèlement les coloris. Le bouturage doit

Apoûogeton à deux épis

Fie. 25. — Ancolie commune (Aquilcgia).

être fait en août-septembre; on met les plantes en place au printemps, après les avoir conservées l'hiver sous châssis. Aponogeton distachvuu Thunb. (fig. 24.). — Charmante plante aquatique, vivace, originaire du Cap, naturalisée dans les environs de Brest et de Montpellier et tout à fait rustique sous le climat de Paris, à la condition de maintenir les tubercules couverts d'eau pendant l'hiver. Ses feuilles, d'un vert gai, flottent à la surface de l'eau; ses fleurs, d'un blanc pur, se succèdent pendant presque tout l'été : elles ont une odeur des plus suaves. VAponogeton distachyum peut être considéré comme l'une des plus jolies plantes aquatiques pour l'orne-

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT

es

ment des petils bassins et des pièces d'eau; ou le multiplie, soit par division des tubercules, au printemps, soit en semant les graines, dès leur maturité, en pots cpue l'on plonge dans un bassin de manière qu'ils soient recouverts de quelques centimètres d'eau.

Aquilegia. Ancolie. — Cegenre est formé d'espèces maces toutes plus ou moins ornementales. Aux nombreuses variétés anciennement cultivées se sont ajoutées un grand nombre d'hybrides et de variétés nouvelles qui le font rechercher à juste titre. Parmi les espèces les plus connues, nous citerons surtout :

A. vdlgaris L. Ancolie commune, Clochette (ig.

ï.* . — Plante indigène, vivace, d'environ l mètre de hauteur. Ses Heurs.

très nombreuses, se succèdent de mai en juin:

elles sont pendantes, simples ou doubles, unicolores ou panachées. Il en existe di-s variétés a Heurs bleues, blanches, pourpres, roses, etc., et à feuilles panachées.

A. srenucA L. — A Heurs plus petites; Les pétales sonl bleus a la base et blancs au sommet.

A. i ANADic.Nsis L. — A fleurs d'un rouge orangé,

A. foshosa Pisch. — ftes régions boréales, fleurs mi-partie rouge orangé, mi-partie jaune.

A. ccerolba James. — Amérique septentrionale. Fleurs très grandes, à sépales bleu foncé et à pétales bleu très pâle, avei de longs éperons.

LE JARDIN D AGREMENT

Les Ancolies sont des plantes superbes, précieuses pour la décoration des plates-bandes. Elles .réussissent bien en terre ordinaire meuble et fraîche, principalement à mi-ombre. On les multiplie, soit par division des touffes au printemps, soit de semis faits à l'époque de. la maturité des graines, en pépinière et à l'ombre : les jeunes plants sont repiqués en pépinière et l'on met en place au printemps.

Arabetle. — Voy. Ababis.

Arabis alpina L. Avubette des Alpes, Corbeille d'argent.

— Charmante plante vivace gazonnante, haute d'environ 20 centimètres, originaire des Alpes, recherchée surtout pour former des bordures, qui, en mars-avril, se couvrent d'une quantité de fleurs d'un blanc pur. lien existe une variété à feuilles panachées.

La Corbeille d'argent croit dans les terrains même les plus secs. On la multiplie par division des touffes après la floraison; les pieds divisés sont plantés en pépinière jusqu'à l'automne, époque à laquelle ils devront être mis en place.

Aralia Sieboldi Hort. (Fatsia japonica Dcne et Planch.) (fig. 27). — Bel arbrisseau originaire du Japon, cultivé pour son feuillage persistant très ornemental. C'est une des plantes d'appartement les plus rustiques et que l'on rencontre le plus

Fil

±1 . — Ai'iilia Sieboldi.

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT

habituellement sur les marchés. On peut l'employer dans les jardins pour en faire des groupes ou pour l'isoler sur les pelouses. Elle vient dans tous les terrains, à la condition qu'ils soient bien fumés. On devra la mettre en plein air dans la deuxième quinzaine de mai et la relever dans les premiers

Aristoloche

l'hiverner, comme nous

dit

jours d'octobre, p page 45.

Arbre aux Anémones. — Voy. Calycanthos.

Arbre aux Perles. — Voy. Symphoricvrpos hacemosa.

Argentine. — Voy. Cerastium tomentusl'm .

Aristolochia Sii'HO L'Hérit. Aristoloche (flg. 28). — Liane de l'Amérique septentrionale, de 6 à 10 mètres de hauteur,

LE JARDIN D'AGREMENT

très rustique, croissant vigoureusement à toute exposition, même tout à fait à l'ombre. L'Aristoloche siphon est très recommandable pour garnir les tonnelles; ses grandes feuilles, cordiformes et d'un beau vert, sont très ornementales; ses fleurs, plus curieuses que belles, se montrent en mai-juin; elles sont d'un jaune brun et ont à peu près la forme d'une pipe allemande. On multiplie cette plante par

marcottes faites avec des rameaux de deux ans.

Armeria maritima Willd. Gazon d'Olympe (fig. 29). — Charmante plante vivace indigène, à feuillage fin, court et serré. En mai-juillet, fleurs très nombreuses, blanches, roses ou rouges, selon les variétés. Le Gazon d'Olympe est surtout employé pour faire des bordures compactes ; il a le grand avantage de croître dans les terrains les plus sablonneux et les plus arides.

La taille totale de la plante ne dépasse pas 15 centimètres. On multiplie le Gazon d'Olympe par division des touffes après la floraison.

Arum. — Voy. Richardia.

Arundinaria. — Voy. Bambou.

Arundo Donax L, Canne de Provence. — Grand roseau à tiges hautes d'environ 3 mètres, à port très ornemental; ses feuilles, assez larges, sont retombantes ; elles sont vertes dans la plante typique, mais il en existe une belle variété, de taille moins élevée, dans laquelle elles sont rubanées de vert et de blanc. La Canne de Provence ne croit vigoureusement que dans les sols humides et à bonne exposition. Elle convient surtout à la plantation en touffes isolées sur les pelouses. Les chaumes (tiges) sont quelquefois employés comme cannes de péchc. La variété panachée, plus délicate que le type à

Fig. 29. — Gazon d'Olympe (Anneria).

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT

feuilles vertes, a besoin d'avoir la souche couverte de feuilles sèches pendant l'hiver. Multiplication par division des

touffes.

Asclepias Cobwoti Dcne. Herbe à la ouate. — Plante yivace d'environ f m ,50 de hauteur, à suc laiteux, originaire de l'Amérique septentrionale. Ses fleurs, de couleur carnée, se montrent en juillet-août; elles sont nombreuses et forment de grosses ombelles pendantes, assez ornementales. Cette plante est très envahissante ; ses racines sont traçantes et ne tardent pas à se répandre de tous côtés. VAsclepias Cornuti est très rustique et peut convenir à orner les jardins dont le sol est de mauvaise qualité ; il croit dans tous les terrains et à toutes les expositions; on le multiplie par division des touffes, au printemps.

Asperula odobata L. Petit Muguet, Heine des bois. — Petite plante vivace, indigène, ne dépassant pas 25 centimètres de hauteur. Ses fleurs, très petites, mais nombreuses, sont blanches, odorantes. L' Asperula odorâta peut servira orner le dessous des arbres, même dans les endroits humides. On en fait de charmantes bordures qui se couvrent de Heurs en mai ; elle peut être également employée à l'ornement des platesbandes. Multiplication par division des touffes, à l'automne ou quelque temps avant l'époque delà floraison.

Aspidistra f.i.atior Blume (flg. 30). — Plante vivace. originaire de la Chine, haute d'environ 80 centimètres, cultivée surtout pour son feuillage qui est très ornemental et qui peut se conserver longtemps en appartement. C'est peut-être la plante qui résiste le mieux dans ces conditions. V Aspidistra peut être mis en pleine terre pendant l'été et relevé à l'automne pour passer l'hiver dans un endroit éclairé, à l'abri des fortes gelées. Il en existe plusieurs variétés à feuilles panachées, un peu plus délicates. Multiplication par division des touffes.

Aspidium acileatum Sweet (flg. 31). — Belle Fougère de nos bois, vivace, d'environ 80 centimètres de hauteur, à frondes (feuilles) très découpées et des plus élégantes. Cette superbe

LE JARDIN D'AGRÉMENT

plante convient à orner les parties ombragées et fraîches des jardins. Multiplication par division des touffes.

Aster Amellus L. A. Œil du Christ (flg. 32). — Belle plante indigène, d'environ 60 centimètres de hauteur, à fleurs relativement grandes, d'un bleu violacé, à centre jaune. Les diverses espèces d'Aster, numérées ci-après, sont des plantes

Fig. 3U. — A«pidistra.

rustiques, qui croissent dans tous les sols et à toutes les expositions, sans qu'il soit nécessaire de leur donner d'autres soins que de replanter tous les deux ou trois ans les touffes, qui finiraient par s'étendre trop et par épuiser le sol. Ces plantes sont d'autant plus précieuses qu'elles fleurissent en août-septembre, époque à laquelle les fleurs commencent à devenir 'rares dans les jardins; pour quelques espèces, la floraison se continue jusqu'aux gelées. Les Heurs d'Aster se conservent longtemps après avoir été coupées et mises en

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT. 71

bouquets dans l'eau; ce n'est pas un do leurs moindres mérites. On multiplie les Aster par division des touffes, au printemps.

A. FORMOsissiMcs Hort. — Belle plante d'environ 1 mètre de hauteur; en septembre, fleurs d'un bleu violacé.

A. multiflorus Ait. — De l'Amérique septentrionale. Tige

Fig. 31.

Aapidis à nigutllons

de 75 centimètres à 1 mètre ; en octobre, fleurs très petites, mais nombreuses, blanches. Feuilles étroites et courtes. Cette espèce est très ornementale. Ses rameaux légers chargés de petites fleurs produisent un effet ravissant aussi bien sur la plante que dans les bouquets.

A. nov.e-angli.e L. — Amérique septentrionale. Plante de 2 mètres de hauteur. En septembre-octobre, Heurs peu nom-

LE JARDIN D AGRÉMENT

breuses, mais très grandes pour le genre et d'un beau bleu violacé. Variété a fleurs roses.

A. grandiflorus L. (fîg. 33). — De 7b centimètres à 1 mètre de hauteur, à grandes fleurs bleu violacé avec le centre jaune, puis purpurin.

A. horizontale Desf., (A. diffusus Ail.). — A fleurs très petites, d'un blanc purpurin; aussi très recommandable.

A. roRBiNELLos Lindl. — Amérique septentrionale. Char-

Fig. il. — Aster (fc.il du (Jiri*t

Kg. 33

Aster ;i "raades fleuri.

mante espèce d'environ 1 mètre de liauteur, à tiges rameuses et filiformes qui se couvrent de petites Heurs d'un lilas violacé,fdonnant à la plante un aspect tout particulier.

A. versicolor Willd. — Belle espèce d'environ l m ,50 de hauteur, à fleurs assez grandes, d'abord blanchâtres, puis roses et enfin violettes.

Il existe d'aulres espèces d'Aster également ornementales.

Aubépine. — Voy. Crat.egls.

Aubrietia deltoidea DC. — Plante vivace, originaire de l'Europe méridionale, à tiges gazonnantes atteignant tout au plus 10 centimètres de hauteur, donnant d'avril en juin un nombre considérable de petites fleurs d'un bleu violacé.

Cette charmante plante ne pourrait être trop recommandée pour former des bordures compactes dans les terrains légers et à bonne exposition. Ses premières fleurs se montrent quelquefois dès le mois de mars. Un autre mérite de ÏAubrietia deltoidea est de se prêter à la transplantation, alors même qu'il est en tleurs; on peut s'en servir pour faire des corbeilles qu'on arrache après la floraison. Multiplicationtrès facile par division des touffes à l'automne.

Aucuba japonica !.. Aucuba (fig. 34), — Arbrisseau du Japon de l m ,fiO à 2 mètres de hauteur, à tiges vertes, à feuilles

persistantes, coriaces, épaisses, d'un vert luisant. Il en existe plusieurs variétés à feuilles diversement panachées de jaune. L' Aucuba est surtout cultivé comme plante à feuillage ornemental ; ses (leurs sont insignifiantes. Cet arbrisseau est dioïque, c'est-à-dire que les fleurs mâles et les (leurs

que D. Bois. — Le petil jardi

édit.

femelles sont portées sur des pieds distincts. Il est indispensable d'associer les deux sexes pour obtenir la production des fruits, qui sont nombreux, de la grosseur d'une olive et d'un beau rouge. Ces fruits, très décoratifs, persistent pendant une partie du printemps.

\;Aucuba est souvent planté dans les jardins; il n'est pas difficile sur la nature du terrain et réussit surtout bien à miombre. C'est également une très bonne plante d'appartement. Multiplication de boutures, au printemps.

Auricule. — Voy. Primula Auricula.

Azalée. — Voy. Rhododendron.

Balisier. — Voy. Canna.

Balsamine. —Voy. Impatiens.

Bambou. — Sous ce nom, on cultive dans les jardins un certain nombre de plantes appartenant à des genres différents, mais semblables par le port. Les Bambous sont des plantes très ornementales par leurs chaumes et leur feuillage d'une légèreté incomparable. Ils forment des touffes compactes d'un effet charmant lorsqu'elles sont isolées sur les pelouses.

Dans certaines espèces très vigoureuses, les tiges atteignent des dimensions suffisantes pour qu'on puisse en faire des • cannes de pèche, des cannes, etc.

Nous citerons parmi les espèces les plus répandues : ARUNDiNARiAFALCATANees. — Plante de 2 à 3 mètres de hauteur, originaire duNépaul, à tiges lisses, d'un vert tendre.

A. iaponica Sieb. et Zucc. — Diffère surtout de l'espèce précédente par ses feuilles beaucoup plus larges.

Phyllostachys viridi-glaucescens A. etC. Rivière. — Très belle espèce à tiges atteignant jusqu'à 3 mètres et plus de hauteur, d'un vert clair, d'un diamètre qu'il n'est pas rare de voir dépasser 2 centimètres. Ce Bambou est le plus robuste et le plus beau de tous ceux que l'on peut cultiver en pleine terre. Il est originaire de la Chine et du Japon.

P. aurea A. et C. Rivière. Bambou doré. — Espèce originaire des mêmes contrées que le précédent; comme lui, il est d'une

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT. 78

grande vigueur et d'une rusticité parfaite. Ses tiges sont d'un vert jaunâtre.

P. nigra Munro. Bambou noir. — Cette espèce dépasse rarement l m , 75 de hauteur; ses tiges sont grêles et d'un beau noir lorsqu'elles sont parvenues à l'état adulte. Le Bambou noir est originaire de la Chine; il est beaucoup moins robuste que le R. doré et il est prudent d'en couvrir les souches avec des feuilles sèches pour les garantir contre les grands froids.

Bambusa Fortunei V. lltte. — Espèce naine plus délicate que celles qui précèdent, à feuilles panachées. On peut s'en servir pour faire des bordures qu'il suffit d'abriter en les couvrant de feuilles sèches pendant l'hiver.

Les Bambous sont des plantes très épuisantes; ils prospèrent surtout dans les sols profonds, substantiels et frais, à bonne exposition. On les multiplie par séparation des rejets, soit à l'automne, soit au printemps.

Barbe de Jupiter. — Voy. Cen-

TRANTHUS.

Barbe a u . —

Voy. Ckntadrba.

Barkhausia

nuiiRA Liuk. Crépide rouge (fig.

33). — Charmante plante annuelle originaire de l'Europe méridionale, atteignant environ lit) centimètres de hauteur. Ses feuilles ressemblent assez à celles du Pissenlit; ses Heurs, qui peuvent.

Kig. 3.Ï. — CrCpiile rouge.

le Jardin d'agrément.

aussi être comparées à celles de cette plante, sont nombreuses et d'un beau rose. Il en existe une variété à fleurs blanches. •

La Crépide rose n'est pas cultivée autant qu'elle le mérite ; on peut en faire des bordures ou des corbeilles qui restent fleuries de mai jusqu'en juillet. Cette plante prospère surtout en terre légère et à bonne exposition. On peut la semer en pépinière, en septembre-octobre, et mettre en place au commencement du printemps: dans ce cas, la floraison commence dès le mois d'avril; ou bien semer également en pépinière, en mars-avril, pourmettre en place dans les premiers jours de mai.

Bassin d'or. — Voy. Ranunculus.

Bâton de Saint-Jean. — Voy. Polygonom orientale.

Bégonia. — Ce genre renferme un nombre considérable d'espèces originaires des régions chaudes du globe, à t'rges généralement charnues. On cultive dans les serres un grand nombre de ces espèces, les unes étant recherchées pour leurs fleurs, les autres pour leur feuillage. On en a obtenu une quantité de variétés. Il existe plusieurs Bégonia qui peuvent être facilement cultivés en plein air et qui sont d'une grande valeur au point de vue de la décoration des jardins :

B. semperflorens Link et Otto. fi. toujours fleuri (fig. 30). — Espèce vivace à tiges sous-frutescenles, d'environ 30 centimètres de hauteur, à feuilles épaisses, charnues, luisantes et d'un beau vert, à fleurs nombreuses, blanches, se succédant sans interruption pendant tout l'été. Ce Bégonia est employé depuis longtemps dans l'ornementation des jardins. Il en existe aujourd'hui plusieurs variétés à feuillage jaunâtre où bronzé et à fleurs blanches, roses ou d'un rouge vif ; il en est de naines et de taille plus ou moins élevée, ayant chacune leurs mérites. Ces plantes conviennent surtout à former des bordures autour des corbeilles, à orner les plates-bandes; elles réussissent surtout dans les terrains bien meubles, frais sans être trop humides et à une exposition un peu ombragée.

Le mieux, pour reproduire les pieds les plus florifères et dont les fleurs sont les plus belles, est d'en bouturer les tiges à

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT

l'automne et de les conserver l'hiver, soit sous un châssis, soit dans une pièce inhabitée, bien éclairée. On peut aussi multiplier ces plantes de graines que l'on sème en février-mars sur couche chaude. On r"epique le plant dans des pots, en terre légère, de préférence sableuse, et on le conserve sous châssis

Bégonia toujours Meui-l.

jusqu'à ce que les froids ne soient plus à craindre. On met en place enjuin.

Il est facile de se procurer ces plantes à Paris; au printemps. on les vend par bourriches dans tous les marchés. On y trouve également les R. castaneifolia Schott et ascotiensis Wehb, qui sont employés aux mêmes usages dans les jardins; leurs feuilles et leurs Heurs étant différentes, permettent de les associer dans la composition des corbeilles.

Bégonias tuberculeux (fig. 37). — De toutes les plantés ornementales introduites depuis de nombreuses années dans les

LE JAKDIN l) AGRÉMENT.

.jardins, les Bégonias tuberculeux sont certainement les plus belles et les plus précieuses.

Il n'y a pas très longtemps que les premières variétés ont élé obtenues et déjà il en existe un nombre considérable, à Heurs souvent très grandes, simples ou doubles, présentant les coloris les plus éclatants et les plus variés.

L'obtention de ces plantes superbes a élé une véritable révolution en horticulture ; elles ligurenl encore au premier rang dans les expositions, oùelles font l'admiration des visiteurs. Elles sont le produit de croisements opérés entre diverses espèces , notamment des li. bolivicnsis, Davisii, Dregei, Fr&beli, Pcarcei rosxflora, Veitchi. Chaque année voit naître de nouvelles variétés qui. souvent laissent loin derrière elles celles qui étaient précédemment connues; on en possède maintenant dont les fleurs mesurent jusqu'à 20 centimètres de diamètre.

Les Bégonias tuberculeux dépassent rarement 30 centimètres de hauteur; leur feuillage, d'un vert clair, est assez ornemental ; les fleurs, les unes mâles, les autres femelles, sont simples ou doubles, pendantes ou dressées, selon les variétés. Les coloris qu'elles présentent sont extrêmement variés et

Fig. 37. — Bégonia tuberculeux.

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT

montrent tous les intermédiaires entre le blanc, le rose, le rouge et le jaune. Ces plantes ont le grand avantage de fleurir abondamment, depuis juillet jusqu'aux gelées; elles sont des plus précieuses pour composer des corbeilles dans les terrains frais mais bien meubles, et à une exposition un peu ombragée • la distance à observer dans la plantation doit être de 18 a 20 centimètres entre les pieds. Les Bégonias tuberculeux peuvent donc, dans certains cas, remplacer les Géranium, qui ne donnent que des résultats médiocres lorsqu'on les cultive a

l'ombre. .

La culture des Bégonias tuberculeux est des plus simples pourvu que les plantes soient placées dans un sol léger, plutôt sablonneux que trop compact, et à une exposition mi-om-

bradée

A°u mois d'avril, les tubercules sont placés dans de petits pots que l'on met sous châssis ; on arrose de temps en temps, et les pousses ne tardent pas à se montrer. Fin mai, on dépote les plantes sans loucher aux racines et sans briser la motte de terre qui les entoure, et on les met en place. Au mois d'octobre, avant les premières gelées, on arrache les pieds en motte et on les serre dans un endroit bien sec, à l'abri des gelées. Des que les feuilles et les tiges sont séchées, on place les tubercules dans de la terre bien sèche, où ils se conservent jusqu'au printemps suivant. 11 est nécessaire de renouveler de temps en temps les tubercules, qui donnent une floraison moins belle lorsqu'ils deviennent vieux.

La multiplication des Bégonias tuberculeux peut se faire par boutures prises au printemps sur les jeunes pousses, en ayant soin qu'elles soient munies d'un œil à la base. Une température de 18 à 20 degrés suffit pour faire émettre des racines; mais les boutures ne tarderaient pas à pourrir si on les arrosait trop et si on les maintenait sous cloche, où l'atmosphère serait trop confinée. Le sol qui convient pour faire cette opération est le sable (in, aussi pur que possible, du grès par exemple. Lorsque les boutures sont enracinées, on les met dans de petits pots et on les soumet au traitement indiqué

■ Dlamesn 7 6S ' P ° Ur 3CtiVer ' a Vé 8 étati0n des *«■"»

fomne ViT T arf0Ser ^ de ren « rais ****** A l'automne, les tubercules sont assez volumineux pour être hivernes, comme ceux qui sont adultes

On peut aussi multiplier les Bégonias tuberculeux par semis. Voie, le procède ind.qué par M. Malet : Semer en terrines sous châssis froid, fin de juin ou première quinzaine de juillet, dans un compost de terre de bruyère et de terreau de feuiîles ne

l P è a vent°T ""'' maiS ° mbrer ^ment dès que les grai'nes lèvent, donner ensuite de l'air le jour. Le plant sera bon à re-

P^uer, également en terrines, au commencement d'août et l'on

mètres OnT"" "î SePtembre dSnS d6S «° dets de 7 centi metres On la,ssera les jeunes pieds achever leur végétation

us châssis, à froid, avec le grand air jour et nuiL On doU

ce ser es arrosages quand les tiges meurent. Quand la terre

est sèche dans les pots, il faut secouer les motles et serrer les uber l es d sec ^ . rabr . des gei . es> Les

étant res fines doivent être à peine recouvertes de terre lorsqu'on fait le semis. "«terre,

Bell ^On-.e heures. - Voy. Orhithogalum umbellatum.

Belle-de-Jour. - Voy. Convolvulus tricolor.

Belk-de-Nuit. - Voy. Mirabilis jalapa.

Bellesamine. - Voy. Impatiens Balsamina.

Bellis PERENNIS L PdqmreUe> mue m u Jo

petite plante vivace dont les fleurs émaillent nos prairies au pr ntemps des les premiers beaux jours. L'humble (leur saulîffl^l i ran K f rmée P°»r prendre place dans nos jardins où se fleurs, double, ou pleines, ligulées ou tuyautées, blanches, roses o, rouges, unicolores ou panachées, constituent l'un des Plus johs ornements au printemps. Il en existe une variété à fleurs prolifères nommée Mers de famille et une autre à feuilles panachées de jaune d'or sur fond vert. Mais, en «'améliorant, ' a plante est devenue plus délicate, et ce n'est que grâce à certains soins qu'on peut la conserver toujours belle ^ diverses variétés de la Pâquerette peuvent servir à faire des bordures ou des corbeilles, qui se couvrent constamment

PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT. 81

de fleurs, depuis mars jusqu'en juin ; elles prospèrent surtout dans les sols bien meubles et. frais. Lue couverture de feuilles sèches est nécessaire pour les abriter contre les grands froids, en hiver. Les variétés à fleurs pleines ne donnent pas de graines ou se reproduisent généralement mal ; on doit les multiplier

l-'ig. 3S. — Brachy .

par division des touffes, au printemps, quand bien môme la lloraison serait commencée.

On peut, lorsque la plante a cessé de fleurir, l'arracher et la mettre en pépinière, dans une partie quelconque du jardin, où elle restera jusqu'au printemps suivant. Dans tous les cas, il faut replanter les Pâquerettes au moins tous les deux ans, et éliminer les pieds à fleurs simples, dont les graines en se répandant donneraient naissance à des variétés sans intérêt, et

LE JARDIN D'AGRÉMENT

qui, par la vigueur de leur végétation, détruiraient tout ce qui se trouverait auprès d'elles pour en prendre la place. Bignonia. — Voy. Tecoma ramcans.

Bleuet. — Voy. Centaurea Cyamus.

Bleuet virace. — Voy. Centaurea montana.

Bois-Gentil. — Voy. Daphne Mezereum.

Boule-de-neige. — Voy. Viburnum Opulus sïerilis. Bouquet-Parfait. — Voy. Dianthus barbatus.

Bouton-d'argent. — Voy. Aciiillea Ptarmica, flore pleno. Bouton-d'or. — Voy. Ranuncui.us.

Brachycome iberidifolia Benth. (fig. 38). — Jolie petite plante annuelle, haute d'environ 30 centimètres, originaire d'Australie, à rameaux légers, portant des feuilles très découpées et des fleurs en capitules nombreux, d'un beau bleu. lien existe une variété à fleurs blanches et une autre à fleurs roses. Cette plante, très ornementale, convient à orner les platesbandes bien exposées, dont le sol est meuble et léger. Le Brachycome peut être semé en mars, sur couche, repiqué en pots

que l'on conserve sous châssis et mis en place en mai : la floraison commence en juin et dure jusqu'en août; on peut aussi le semer en avril-mai en place et, dans ce cas, les fleurs se succèdent de juillet en septembre.

Briza maxima L. Amourette à gros épillels. — Herbe annuelle originaire de l'Europe méridionale, d'environ S0 centimètres de hauteur, cultivée surtout pour ses inflorescences qui, après avoir été séchées, servent à la con-

: il petits qiillets „ ,. . ,

i). iection de bouquets perpétuels.

B. minor. Amourette à petits épillets (fig, 39). — Employé au même usage.

Les Amourettes demandent une terre légère et une bonne

Page 1