Couronne impériale {Fritillaria
PLANTES ET ARBRISSEAUX D'ORNEMENT
F. cracilis Lindl. — Du Chili, à rameaux très grêles et à (leurs petites, effilées; mais d'une abondance extrême. C'est le plus rustique des Fuchsia. Il forme dans le sud-ouest de la France et sur le littoral de la Manche, jusqu'à Cherbourg, d'énormes buissons qui se couvrent de (leurs pendant toute la belle saison.
Les Fuchsia peuvent servir à l'ornementation des parterres pendant l'été, à la condition de les planter à mi-ombre et dans un sol meuble, substantiel et frais. Il est nécessaire de les relever à l'automne pour les mettre en pots, et les hiverner dans un endroit éclairé, à l'abri du froid et del'humidité.
Les Fuchsia se multiplient de boutures faites sur couche, au printemps, l'enracinement se fait très rapidement. Pendant l'été, le bouturage se fait à l'air libre.
Fumeterre bulbeuse, Fumeterre jaune, F. tubéreuse. — Voy. Cohydalls.
Funkia dvata Spreng. Hémërocalle bleue (tig. 84). — Belle plante vivace originaire de la Chine, à feuilles ovales cordiformes, fortement nerviées, à tige florale d'environ ÎJO centimètres de hauteur, portant un certain nombre de (leurs, lubuleuseset d'un bleu violacé, qui s'épanouissent de mai en juillet.
F. sobcordata Spr. Hémërocalle du Jupon. — Feuilles plus grandes que celles de l'espèce précédente, plissées, d'un vert gai. En juillet-septembre, fleurs plus- grandes que celles de IHémérocalIe bleue, mais moins nombreuses, blanches et formant un épi unilatéral .
F. lancifolia Thunb. — Espèce à feuilles plus étroites et à fleurs bleuâtres. Il en existe une variété à feuilles rubanées de blanc.
U. Bois. — Le petit jardin, '2° édit, S
llénierocalle lileui'.
LE JARDIN D'AGRÉMENT
F. Sieboldiana Lodd. — Espèce à fleurs blanchâtres, remarquable par ses feuilles ovales, glauques à la face inférieure. Les Funkia sont de fort jolies plantes qui conviennent surtout à orner les parties ombragées et fraîches des jardins. Les F. subcordata et lancifolia doivent être couverts de feuilles sèches pendant l'hiver. Ces plantes forment de charmantes bordures. On les multiplie par division des touffes, au printemps.
Fusain. — Voy. Evonyuus.
Gaillardia picta Sweet. (G. Drommondii DC). Gaillarde peinte
(fig. 8a). — Superbe plante vivace originaire du Mexique, à rameaux couchés, puis dressés, d'environ 50 centimètres de hauteur. Capitules nombreux, se succédant de juinjuillet en septembre, grands, à disque d'abord jaune, puis brun, entouré de pétales (ligu- . les) purpurins, bordés de jaune au sommet. Il existe nombre de variétés, les unes présentant des fleurs unicolores, purpurines, les autres à fleurs bicolores, dont les pétales ont une partie blanche et une partie rouge. Dans la variété Aurore boréale (fig. 86), les Heurs de la circonférence des capitules sont longuement développées en entonnoir et forment une élégante collerette comme dans le Bleuet.
Le G. p. Lorenziana, ou à fleurs doubles est une ravissante variété dans laquelle la plus grande partie des fleurs des capitules sont développées et présentent des coloris très divers, allant du jaune pâle au jaune orangé plus ou moins vineux et au pourpre foncé. Cette variété a donné naissance à des sous-variétés remarquables par la dimension de leurs fleurs, qui peuvent atteindre jusqu'à 8 centimètres de diamètre. Les Gaillardes sont des plantes d'un mérite exceptionnel
Fig. 85. — Gaillarde peinte.
pour l'ornement des jardins; quoique vivaces, on les cultive le plus généralement comme plantes annuelles. On les sème sous châssis, en février-mars, on les repique sous châssis et on les met en pleine (erre en avril-mai. Le semis ne reprodui-
se*- *?**..-
Fig. S6. — Gaillarde peinte « Aurore boréale ».
saut pas toujours exactement les variétés, il faut multiplier celles que l'on veut conserver, au moyen de boutures que l'on fait sous cloche au premier printemps ou à la fin de l'été, et qui reprennent facilement. Les Gaillardes aiment les terres légères et humeuses.
Galanc barbue . — Voy. Cmklone bahbata.
Galanthus wvalis L. Perce-neige (lig. 87). — Petite plante bulbeuse indigène, d'environ 15 centimetres.de hauteur, fleurissant en février-mars, ce qui constitue son principal mérite ; ses fleurs, peu nombreuses, sont petites, en forme de clo-
LE JARDIN D AGRÉMENT
Fig. 87. — Perce-neige (Galanthui
cheltes pendantes, blanches, avec une tache verte à l'extrémité des trois divisions intérieures. Il en existe une variété à fleurs doubles.
Le Perce-neige convient surtout à former des bordures ou de petits groupes dans les parties fraîches et ombragées desjardins, en l'associant aux quelques plantes à floraison printanière qui sont citées dans ce livre. On peut laisser les bulbes en place pendant plusieurs années et ne les relever que lorsqu'ils ont tout à fait cessé de végéter ; on sépare lescaïeux ou petits bulbes qui servent à la multiplication et on replante immédiatement le tout, soit dans un autre endroit, soit sur le même emplacement, après avoir renouvelé la terre.
Galega officinalis L. Rue de Chèvre (fig. 88). — Plante, vivace souvent cultivée dans les jardins sous le nom impropre de Sainfoin d'Espagne. Cette espèpe est originaire de l'Kurope méridionale; elle forme des touffes compactes qui atteignent souvent jusqu'à l m ,S0 dehauteur. Fleurs petites, en épis nombreux, bleues ou blanches selon les variétés.
Croit dans tous les terrains et à toutes les expositions, Gant de Notre-Dame. — Voy. Digitalis purpurea
Galéga officinal.
Multiplication par division des
fl
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Gaura Lindheimeri Engelm. et Gray. — Belle plante vivace originaire de l'Amérique septentrionale, de 1^,50 et plus de hauteur, se couvrant, de juin en septembre, d'un nombre considérable de fleurs d'un blanc rosé, disposées en longues grappes légères et llexueuses, très élégantes. Le Gaura de Lindheimer convient à orner les plates-bandes ; associé à d'autres plantes, il donne aux corbeilles une légèreté incomparable ; aussi estil recherché pour cet usage. On le cultive souvent comme plante annuelle en le semant en avril, en pépinière et à bonne exposition, ou mieux sous châssis; on met le plant en place en mai. Il faut couvrir les touffes avec des feuilles sèches pendant l'hiver, pour les garantir du froid.
Gazon. — Voy. article spécial, p. 40.
Gazon d'Olympe, — Voy. Armeria mahitima.
Gazon turc. — Voy. Saxifraga hypnoides.
Genêt d'Espagne. — Voy. Spartium junceum.
Gentiana acaulis L. Gentiane acaule (fig. 80). -Petite plante alpine vivace, gazonnante, propre à faire des bordures dans les parties mi-ombragées des jardins. La Gentiane sans tige est remarquable par ses fleurs d'un bleu superbe, très grandes comparativement aux dimensinns de la plante entière, longues de 5 centimètres sur 4 de diamètre, en forme de cloche.
La lloraison a lieu en maijuillel. Multiplication par division des touffes, au printemps.
Cette jolie petite plante ne réussit bien que dans les terres argilo-siliceuses.
Géranium sajsguineum L. Géranium sanguin. — Plante vivace, indigène, d'environ 30 centimètres de hauteur, rameuse, à fleurs purpurines se succédant de mai en juin, donnant souvent une seconde floraison à l'automne.
Fig. 89. — Gentiane acaule.
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G. pratense L. G. des prés. — Espèce à fleurs assez grandes, bleues, blanches, simples ou doubles, selon les variétés.
G. platypetalom Fisch. et Mey. (fig. 90). — Belle plante ayant le port des précédentes, mais à fleurs mesurant 3 centimètres et plus de diamètre, el d'un bleu violacé superbe. G. macrorhizum L. Espèce à fleurs rouge carmin. Toutes ces plantes, et plusieurs autres espèces du même
genre, fleurissent de mai en juin, et conviennent bien à l'ornement des jardins ; elles sont très rustiques et se plaisent dans tous les terrains et à toules les expositions, quoiqu'elles préfèrent la lumière et les sols légers. Multiplication par division des touffes, au printemps.
Géranium. — On désigne improprement sous ce nom les plantes aux coloris éclatants et variés si généralement employées dans l'ornementation des jardins. Ce sont des Pelargonium. Voy. ce mot. Gerbe d'or. — Voy. Solidago.
Gesse. — Voy. Lathyrus.
Gilia tricolor Benth. — Charmante plante annuelle originaire de la Californie, à tiges couchées ne dépassant pas 40 centimètres de hauteur, à feuillage très découpé. Fleurs nombreuses, petites, réunies par bouquets de 5 ou 6, s'épanouissant de juillet en août, à fond jaune, à gorge purpurine et à limbe d'un bleu pâle. Il en existe plusieurs variétés, à fleurs blanches, roses ou bleues ; il y a aussi des variétés dont la taille ne dépasse pas 25 centimètres (G. tricolore nain compact). Les Gilia forment des bordures qu'il est nécessaire de voir de près, mais qui sont des plus élégantes. Semer sur place de mars en mai.
Fig. 90. — Géranium
larges pétales.
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G. coronopifolia Pers. (Syn. : Ipomopsis elegans Mieux.). — De l'Amérique septentrionale. Plante bisannuelle, de 7.'i centimètres à 1™,20 de hauteur, à fleurs tubuleuses, rouge écarlate, rouge vif ou jaunâtre, selon les variétés, disposées en longues grappes dressées et s'épanouissant de juin en octobre. Cette belle plante redoute l'humidité excessive; on doit la semer en août, à bonne exposition.
Giroflée jaune. — Voy. Ghbiranthds Cheiri.
Giroflée de Mahon. — Voy. Hesperis maritima.
Giroflée Quarantaine. — Voy. Matthiola annca. Gladiolus. Glaïeul. — On cultive quelquefois dans les jardins les G. commu.ms L. et G. byzantin us, à fleurs peu grandes, roses, rouges ou blanches selon les variétés. On suppose que les Glaïeuls à grandes fleurs, dits Glaïeuls de Gand [G. gandavensis Hort.), G. hybrides, sont issus du G. cardinalis Curt. croisé par le G. psittacinus Hook., plantes originaires du Cap du Bonne-Espérance.
Le Glaïeul de Gand (flg. 91) a été mis au commerce par VanHoutte; il a donné naissance à un nombre considérable de variétés, remarquables autant par les dimensions de leurs fleurs que par la richesse et la diversité des coloris, qui comprennent toutes les nuances entre le rouge, le rose, le violet, le jaune et le blanc. Les fleurs, rarement unicolores, sont panachées, maculées, flammées, striées de tons plus clairs ou plus foncés.
Une race nouvelle de Glaïeuls a été obtenue par M. Lemoine, l'habile horticulteur de Nancy, auquel nous devons un bon nombre déplantes intéressantes, en hybridant le G. purpureo- AURATOsHook. f., de Natal, par une variété du Glaïeul de Gand. Les deux premiers hybrides ont figuré à l'Exposition universelle de Paris en 1878, et aujourd'hui les catalogues des horticulteurs enénumèrent une série importante sous le nom de Glaïeuls de Lemoine (G. Lemoinci). Ces plantes présentent aussi des coloris brillants, autrefois inconnus dans les Glaïeuls, lesquels varient entre lecramoisi, l'écarlate, l'orangé, le jauned'or, le carmin et le violet ; ces fleurs portent en outre de larges macules pourpre
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brun à la base des divisions internes. Le G. Lemoinei, croisé à . son tour par le G. Saundersii Hook. t., du Cap, a donné naissance à une m ce caractérisée par de très grandes Heurs :
les G. nanceianus.
La floraison des Glaïeuls a lieu de juillet en octobre.
La culture des Glaïeuls est des plus faciles. Après avoir fait un choix de variétés belles et vigoureuses, on plante lesbulbes en' mars-avril, dans une terre neuve, saine, n'ayant reçu comme engrais que du terreau ou du fumier très décomposé, en les enterrant de 1 à 8 centimètres eten ménageant un espacement d'environ 20 centimètres entre eux. Lorsque la floraison est passée, on casse l'extrémité des tiges, afin que les bulbes ne s'épuisent pas à former des graines, si l'on n'en a pas l'emploi; les feuilles ne tardent pas à jaunir et l'on peut alors procéder à l'arrachage. Les bulbes récoltées sont mis à se ressuyer dans un lieu aéré, à l'abri du soleil, puis serrés dans un endroit sec où ils resteront protégés contre le froid jusqu'au moment de la plantation.