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Montant des exportations du Canada dans les pays
On voit que le chiffre des importations qui n’excédait celui des exportations que de $8,850,- 353 en 1879 est aujourd'hui de $25,054,215 plus élevé.
Depuis quelque temps, le Canada semble se révéler à la France commerciale qui paraissait ignorer que son ancienne colonie offre, plus que tout autre marché du continent américain, ur débouché sûr et avantageux à ses articles d’exportation, qe ont toujours été exploités et monop lisés jusqu'ici, à l'exception de quelques rares entreprises individuelles, par des maisons de commerce anglaises. 3 Ù
Il est universellement admis que depuis long temps déja la France n'a rien à envier aux autres pays manufacturiers, tant pour la qualité que pour le fini du plus grand nombre des articles que son industrie livre chaque année au commerce du monde entier ; mais il est, d’un autre côté, mal-
heureusement évident aussi que les industriels |
français ne savent pas toujours retirer tous les profits qu'ils auraient droit d'attendre de la vente des produits créés par leur travail et leur intelligence. Quoique dans le commerce d'échange que le Canada fait avec les nations européennes — la Grande-Bretagne exceptée—la France vienne en premier ordre, nous n'en regrettons pas moins
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COMMERCE INTERNATIONAL 115 d’avoir à constater combien sa part est encore minime.
Voici le montant d’affaires que la France a faites avec son ancienne colonie, pendant la période qui s’est écoulée entre les années 1879 et 1884 inclusivement.
Exportation en Importation de
Années. France. rance.
L'augmentation qui s’est produite, pendant ce laps de temps, dans le commerce des deux pays, est assez remarquable pour mériter d’être mentionnée et semble être un indice des plus favorables pour l'avenir.
Cependant les chiffres plus haut cités, fournis par les statistiques comme représentant le montant des affaires qui se sont faites entre le Canada et la France, pendant les dernières années, ne sont pas
exacts en fait; car une portion assez notable des articles portés, d'autre part, comme de provenance anglaise, ne peut être considérée comme telle qu’en tant que l’Angleterre a servi d’intermédiaire pour ces échanges réciproques.
En effet, il est constaté que la majeure partie des vins, des eaux-de-vie et de certains autres ar. ticles de provenance francaise sont importés au Canada par des maisons de commerce anglaises.
En faisant aussi entrer en ligne de compte les soieries, les cuirs, une quantité assez considérable de caisses d’orfèvrerie et d’objets connus sous le nom d'articles de Paris, il sera inutile d'ajouter de longs commentaires pour faire comprendre l'avantage que le commerce franco-canauien retirerait du transport de toutes ces marchandises par voie directe.
En raison de cet état de choses, l’industrie francaise éprouve incontestablement, sur ses produits importés au Canada seulement, une perte sèche d’au moins 10 ou 12 pour cent que les négociants anglais qui transigent avec elle, dans ces conditions, sont obligés d’affecter aux frais de transport, de chargement, de déchargement, de docks, en un mot, de toutes les dépenses que nécessite le transit par FAngleterre.
I1 semble évident que le montant collectif des
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| Etat comparatif de l'exportation de différents produits. | | PRovExaxCz, 1879 1530 1381 * 1882 1883
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Agriculture... |25,970,887129,294,:28!21,952,190/31,035,712129 818,51 io!
Manufactures..| 3,228,761| 3,242,617| 3,039,766| 3,529,598| :5,303,220!
Bétail (14,737,302|17,607,577|21,007,7 11 |20,454,7: s 20,284, ” Î 24,774,241/2 991 Ses 10,7 : 26 | || Pécheries. 7,072,303 a: 6,365,566| 7,682,07| 8,809, 118
Mines... | 3,187,722| 2,827351) 1,464,136! 3,013,573| 2,070,S8€
n ee | ne | ee = | À ——
| | | | Forêts … …. |19,7117,250|16,854,507 | | | sg
| Totaux... |67,094,325,60,456,036|78,002,913|-9,506,776122,756,<19
* L'exportation des productions de la Colombie britannique n'est pas comprise dans le relevé de l'année 1881.
* L'anuéo fiscaie finit le 30 juin,
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A SCA ORE SRE PRl 118 COMMERCE INTERNATIONAL
Le tableau qui précède permet de comparer les montants respectifs de l'exportation des produits provenant de l’agriculture, des forêts, des pêcheries, des manufactures et des mines pendant les cinq dernières années.