NOUVELLE-ÉCOSSE
Dispositions générales.—[e système scolaire établi dans la Nouvelle-Ecosse ne diffère guère de celui qui est en vigueur dans les autres provinces.
L'année scolaire, finissant le 31 octobre de chaque annéc, se divise en deux termes : le terme d'hiver et le terme d’été.
L’admission à l’école est gratuite.
I y a un conscil de l'instruction publique qui se compose des membres du Conseil exécutif, dont cinq forment un guorum. Comme au Nouveau- Brunswick, le Surintendant est le secrétaire du Conseil.
Une disnosition particulière pourvoit à l’établissement de bureaux de commissaires d'écoles com-
posés de sept imcinbres nommés par le Lieutenant-
170 INSTRUCTION PUBLIQUE (NOUVELS k-FU088E)
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Gouverneur en conseil, qui servent d’intermédiaires entre le Département de l'instruction publique et les syndics d'écoles des arrondissements scolaires.
Ces bureaux qui sont au nombre de 33, y compris celui de la cité d'Halifax, siège deux fois par année. L’inspecteur d écoles du district en est le secrétaire.
Ces commissaires règlent les difficultés qui peuvent s'élever entre les syndies, les contribuables et les instituteurs. Ils out le pouvoir de révoquer on de suspendre ces derniers, de retenir les subventions scolaires, en cas de plaintes fondées contre
s syndies où les instituteurs, de fixer les bornes des arrondissements scolaires et les sites des maisons d'école. d’ordonner là construction ou la
réparation des maisons d'école, de répartir entre les
arrondissements pauvres les subventions supplémentaires qui leur sont accordées, d'exempter de la cotisation les habitants des localités pauvres. Ils examinent aussi les rapports des inspecteurs d'écoles qui doivent ensuite être envoyés au Surintendant.
D'après Ja loi, les ministres de toutes les dénminations relisieuses, les veuves, les filles et toutes les personnes âgées de plus de soixante ans sont exempts de payer la taxe scolaire jusqu’à concur-
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Le Surintendant, les inspecteurs d'écoles, les professeurs des écoles normales et les instituteurs ne sont tenus d'accepter aucune fonction municipale ni d'agir comme jurés, et n'ont à payer aucune cotisation ou capitation jusqu’à concurrence de $2,000 d'évaluation de leurs propriétés, excepté én ce qui concérne les taxes d'écoles dont le Surintendant est seul exempt jusqu'au montant de cette somme.
Universités et Collèges—Les universités et les collèges qui, étant affiliés aux universités, ont, pour la plupart, le privilège d'accorder les degrés universitaires, sont au nombre de sept, savoir :
“ King's College” fondé à Windsor en 1788; “ Dalhousie College” fondé à Halifax en 1820, dont le programme d’études est calqué sur celui de l’université d'Edimbourg ;
“ Acadia College ” fondé en 1838;
“Le collège catholique St-François Xavier, ” fondé en 1854, à Antigonish, qui esten même temps le grand cet le petit séminaire du diocèse d'Atichat ;
“ Ti collège de Mont Allison” fondé en 1862 ;
“ Le collège de Ste-Marie, ” fondé, à Halifax,
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en 1840 et dirigé par les frères des Ecoles Chrétiennes ;
Enfin “ L'Université d'EHalifax ” fondieen 1876.
Ces institutions resoivent tant du gonvernement que de différentes autres sources, la somme d'environ $40,000. Elles ont collectivement 38 professeurs. Le nombre des volumes contenus dans leurs bibliothèques est d'environ 18,000. Toutes sont subventionnées par le gouvernement,
Académies.—Les académies de comtés et les académies spéciales sont classées les unes et les autres parmi les écoles publiques subventionnées par le gouvernement.
Les premières sont placées sous le contrôle de syndics qui ont les mêmes pouvoirs que ceux des écoles communes ;
Les secondes sont plus où moins indépendantes.
On y enseigne les classiques et,. dans la plupart d’entre elles, les langues modernes étrangères.
Il y avait en 1883 douze académies de comtés, dirigées par 98 professeurs et fréquentées par 1,130 élèves.
On ne comptait que 3 académies spéciales avec 11 professeurs et 349 élèves.
Parmi ces dernières institutions se trouve l'Institut des Sourds-muets qui avait 4 professeurs et
76 élèves.
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Ecoles communes. — Pendant l’année scolaire 1882-88, il y avait, pendant Je torine d’hiver, 1,844 écoles en opération, dirigées par 1,911 instituteurs, et institutrices, et pendant le terme d'été, 1,948 écoles tenues par 2,011 instituteurs et institutrices.
Ces écoles furent suivies, pendant le terme d'hiver, par 79,091 éléves, — 45,373 garcons et
35,718 filles, —et pendant le terme d'été, par S1.- 861 élèves — 40,995 garcons et 40,868 filles.
Inspecteurs d'écoles.— La division des districts d'inspection a été changée en 1879. Au lier d’un inspecteur d'écoles par comté, ce qui en donnait 19, id n’y en à plus maintenant que 10. L’intention du gouvernement, en modifiant le mode d’inspection existant jusqu'alors, à été sans doute de
donner plus d'efficacité au système, en conférant
aux inspecteurs des pouvoir plus étendus qu’auparavant. |
Ecole normale, — L'école normale de la province ct une école modèle annexe, établies à Truro, comptaient, en 1882-85, la première, 5 professeurs et 125 élèves, sur lesquels ds reçurent des brevets d’instituteurs, la seconde, 12 professeurs et 659 élèves pendant le terme d’hiver, et 715 élèves pendant le terme d'été,
Instituteurs, — Les diplômes, accordés, aux instituteurs sont de cinq catégories. rpprésentées par les cinq premières lettres de l'alphabet.
A. représente le diplôme de principal: d'académie de comté ;
B. lère classe pour les instituteurs ;
€. 2ème classe pour les instituteurs, et 1ère clagge pour les institutrices ;
D. 2ème classe pour les institutrices et 3ème classe pour les instituteurs ;
E. 3ème classe pour les institutrices.
Les instituteurs, munis. des diplômes. A on B, ont droit, après avoir enseigné un certain, nombre d'années, à un boxus annuel de trente. piastres. : mais les directeurs d’académies, ayant des. traitements relativement élevés, ne participent pas, À cette gratification.
Voici quelle était la moyenne du traitement. des instituteurs et des institutrices en 1882-83, Grade B. Instituteurs $408.70 Institutrices..
En 1882-85, 644 instituteurs et 1,287 institu-
trices enseignaient dans les différentes institutions.
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Coût de l’instrnction publique.— Une somme de $186,087.12 a été fournie par le gouvernement, en 1882-83, pour les fins de l'éducation. Sur cette somme $8176,072.62 ont été affectées au goutien des écoles publiques dont les dépenses générales se sont montées À $612,889.79 ; le reste provenant des contribuables des comtés et des districts scolaires.
Proportion sur la population. — Dans cette province, l'instruction publique a atteint la proportion considérable de 1 sur un peu plus de 4 habitants sur la population totale.