CINQUIÈME JOUR
MARIE EST LE CŒUR QUI M’AIME
Reprenons encore la pensée pieuse d'hier : Marie nous aime.
III. Si Marie se regarde elle-même, elle se voit comblée de grâces et ces grâces excitent continuellement sa reconnaissance ; elle se sent obligée de faire pour Dieu tout ce qu’elle peut faire.
Sans doute, elle remercie, elle exhalte, elle glorifie Dieu par ses paroles et par les sentiments de son cœur; mais elle sait la joie qu'elle procure à Dieu en lui conservant lidèles et innocentes les âmes qu'il a créées, et en ramenant à son amour celles qui l’avaient abandonné. Elle se voit donc en quelque sorte obligée, par reconnaissance, à nous aimer.
Marie se sait établie la mère des homes. Elle se rappelle le devoir qui lui a été imposé par la divine Providence, et manifesté par son Fils, alors que, sur la croix, il allait consommer son sacrifice. Elle com-
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— 14 — \ prend toute l'étendue des obligations | d'une mère. Elle pénètre quelles -
| furent les intentions de Dieu en \
| l’élevant à cette dignité et quelle est
| la portée de ces paroles de Jésus expirant : Voici votre Fils. Et Marie À qui veut être fidèle à son devoir, Mar'e qui voit que ce devoir se résume dans ce seul mot: Aimer, | oh! comme elle laisse son cœur se livrer. à ce sentiment d'amour | Courage donc, Ô mon âme, sois heureuse, répète dans tes moments d’ennui et de crainte : Marie m'aime, et dis-lui, avec un sentiment de profonde reconnaissance : moi aussi, je vous aime, 6 Marie!
Un Souvenez-vous et 6 ma Souveraine.