VII. Corps humain. Infirmités, maladies et santé
rhume qu'il traîne depuis plusieurs jours. Depuis, il garde de lit (ou il est alité). Ce matin, nous avons fait appeler (eu venir) le médecin (ou docteur); il lui a fait une ordonnance. Le pharmacien a préparé une potion, dont le malade prend une cuillerée à bouche d'heure en heure (toutes les trois heures). Elle lui fera du bien, j'espère.
Notre médecin est un homme fort habile et très occupé. Il a une clientèle nombreuse. Quand on l'appelle pour le consulter, il tâte le pouls (Is muettes), se fait montrer la langue et, quand elle est chargée, il vous met au régime, mais il n'ordonne pas beaucoup de médicaments. Il n'aime pas droguer ses malades. U prend lo francs par visite; ce sont les honoraires habituels à Paris. Ses heures de consultation sont de 8 à lo h(eures), et de 3 à 5 h.
Mon beau-frère, le pauvre homme, va de mal en pis. L'autre jour, il a été frappé d'apoplexie; depuis, il est paralysé (ou perclus) de tous les membres. Il serait à souhaiter pour sa nombreuse famille qu'il se rétablît, mais tout espoir de guérison semble perdu. Et sa femme est également souffrante: elle a, en ce moment, une joue enflée, probablement un abcès de la gencive, causé par une dent gâtée. Il vaudrait mieux qu'elle se la fît arracher par le dentiste; quel malheur si c'était une dent de sagesse! Sa fille aînée, ma nièce, est enrhumée du cerveau et de la poitrine depuis quelques jours; pour comble de malheur, elle a la chlorose (ou les pâles couleurs). Elle est, pour l'instant, dans de mauvais draps (c.-à-d. dans une position fâcheuse!. ,
.A VII. Corps humam. Infirmités, maladies et santé.
Certaines maladies sont contagieuses: elles se communiquent par contagion; ce sont surtout la peste, le choléra asiatique, la fièvre typhoïde, la diphtérie, la petite vérole (les médecins disent plus ordinairement: la variole), la scarlatine, la rougeole, la coqueluche et peut-être aussi la grippe (ou Tinfluenza). En temps d^épidémîe, une maladie contagieuse attaque, dans le même lieu, un grand nombre de personnes à la fois. Ce sont surtout la peste, le choléra et la petite vérole qui offrent les caractères de Tépidémie et qui sont, par cela même, appelées maladies épidémiques. Ueau est le véhicule principal d'un assez grand nombre de maladies épidémiques. L'isolement du malade et la désinfection de tous les objets ayant été en contact avec le malade sont les sexiles mesures efficaces pour empêcher la contagion d'autres individus. La vaccine, dit-on, est un préservatif de la petite vérole. Voilà pourquoi tous les enfants sont vaccinés et revaccinés.
La petite vérole volante n'est pas dangereuse c'est une maladie des enfants. Le cancer et la dysenterie sont aussi des maladies dangereuses et souvent mortelles. L'angine, la goutte et le(s) rhumatisme(s) sont très douloureux. Bien des gens meurent d'une bronchite ou d'une pneumonie (ou d'une fluxion de poitrine). Mais le fléau de l'humanité c'est la phtisie, surtout la phtisie pulmonaire (ou la tuberculose), qui est une maladie très contagieuse et qui ne pardonne pas. Elle est causée par un microbe (ou un bacille) qui détruit lentement les poumons. Jusqu'à présent on ne la guérit que dans certains cas.