XI. Jours de fête. ^m
(La fête de) Pâques se célèbre en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ. A Toccasion de cette fête, il est d'usage de donner des œufs de Pâques aux enfants; ces œufs sont en chocolat, en sucre ou en carton, et ils contiennent ordinairement des bonbons.
La Pentecôte, la troisième des grandes fêtes chrétiennes, se célèbre en souvenir de la descente du Saint-Esprit siu: les apôtres.
L'année ecclésiastique comprend, en outre, un assez grand nombre de /êtes ou anniversaires de vtoindre importance. Ainsi TEglise protestante célèbre le Vendredi Saint (anniversaire du jour où Jésus-Christ fut crucifié ou mis en croix), TAscension (anniversaire du jour auquel Jésus-Christ est monté au ciel), et la fête de la Réformation ou Réforme (le 3 1 octobre, anniversaire de la naissance de rÉglise protestante). — Parmi les nombreuses fêtes de TÉglise catholique les plus connues sont l'Epiphanie (ou le jour des Rois), la Fête-Dieu, la Saint-Jean (c-à-d. la fête de saint Jean), la Saint- Pierre et Saint-Paul, l'Assomption (anniversaire de Tenlèvement miraculeux de la sainte Vierge au ciel), la Toussaint (fête de tous les saints), la fête des Trépassés (ou le joiu- des Morts, consacré à la commémoration de tous les morts). Dans bien des pays, rÉglise catholique fait la procession à travers les rues à l'occasion de la Fête-Dieu. Mais, à Paris, il n'y a plus que deux églises (la Madeleine et l'Eglise Saint- Augustin) où on fait (ou fasse) des proces-
sions, et cela seulement autour de l'églke,
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•yO XI. Jours de fête.
La période de quarante-six jours commençant au mercredi des Cendres et se terminant au dimanche de Pâques, s'appelle le carême. C'est, pour les catholiques, un temps d'abstinence et de jeûne. Dans le diocèse de Paris, ceux qui observent le carême ne peuvent manger de viande qu'à nn seul repas, certains jours exceptés; pour le reste, leur nourritiure consiste en poisson, en pain, en beurre, en œufs, en légumes et en fruits. Le 23® jour après le mardi gras partage en deux le temps de carême et s'appelle par cela même la mi- carême; à Paris, cette journée est marquée par la fête des blanchisseuses. Ces dernières forment un grand cortège qui se compose d'un grand nombre de voitiu^es et de chars. En tête, somptueusement décorée de veloiu-s et de fleurs, marche la voiture de la «reine des reines», char attelé de 6 chevaux. Sur un trône élevé sur ce char et surmonté d'un baldaquin doré, est assise la reine dont le règne ne dure qu'un jour; c'est une blanchisseuse élue par la majorité des blanchisseuses parisiennes. Le char est précédé d'un groupe de tambours et de clairons. La suite de la «reine» se compose d'un grand nombre de musiciens à cheval et d'une longue file de voitures.
Parmi les fêtes publiques célébrées en France, il y en a une qui remplace, pour ainsi dire, l'anniversaire de la naissance du souverain dans les monarchies constitutionnelles (p. ex. le 27 janvier des Allemands) — c'est la fête Nationale OMfêle du