LE 11 E TOUR
Mais lui : <( De voire enfant vous étiez éloignée : Le voilà qui revient : ayez des jours contents : Vivez ! je suis grandi : vous serez bien soignée : Nous sommes riches pour longtemps. »
Et les mains de l'enfant, des siennes détachées. Jetaient sur ses genoux tout ce qu'il possédait, Les trois pièces d'argent dans sa veste cachées. Et le pain de froment que pour elle il gardait.
Sa mère l'embrassait et respirait à peine: Et son œil se fixait, de larmes obscurci,
Sur un grand crucifix de chêne, Suspendu devant elle et par le temps noirci.
u C'esl lui, je le savais, le Dieu des pauvres mères Et des petits enfants, qui du mien a pris soin : Lui qui me consolait quand mes plaintes amères Appelaient mon fils de si loin.
« C'est le Christ du foyer que les mères implorent. Qui sauve nos enfants du froid et de la faim. Nous gardons nos agneaux, et les loujjs les dévorent; Nos fils s'en vont tout seuls... et reviennent enfin.
LE K li T O L il
(( Toi, mon fils, mainlenanl me seras-lu fidèle? Ta pauvre mère infirme a besoin de secours ; Elle mourrait sans loi. » L'enfimt ù ce discours, Grave, et joignant ses mains, tombe ù genoux près d'elle. Disant : « Que le bon Dieu vous fasse de longs jours! »
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