‹ Le petit tambour; tableau en un acteChapitre 8 sur 20 · ROBERT ET MOUSTACHE · texte numérisé non relu

ROBERT ET MOUSTACHE

Quel est donc ton projet ?

Georges , à Robert.

Rentrons chez vous, je vais vous le communiquer. Mais j'y mets deux conditions, la première c'est que vous me servirez tous de compères, et la seconde , que si je réussis, la jolie petite Mad. Bontems m'accordera un baiser. IVIad. BONTEMS.

Oh! mon dieu oui, et même deux de bien bon cœur.

Moustache , s9 avançant.

Alors, belle fermière, comme je vais manœuvrer z'également dans les intérêts du jeune homme , je puis , je crois , me flatter qu'il y en auraz'au moins un pour moi ? Mad. bontems.

Non pas, non pas, je n'ai promis qu'à M. Georges ; cependant,si vous servez aussi la cause de mon frère, comptez que ma reconnaissance. . .

moustache, à demi-bas.

Suffécît^ fermière, on conçoit l'apoIoge. [Gaiement â Georges). Allons mon petit , v'ià le quart d'heure on z'il faut montrer ton savoir faire. C'est ici comme on dit, le grand coup des baguettes. Deux baisers! .. . mille canons! si tu ne les gagne pas !.. -,

GEORGES

Soyez donc tranquille, sergent, est-ce que jen'suis pas sur de mon affaire , C'est dn pain sur la planche que ces deux baisers-là. (On entend du bruit), )Mais j'entends l'ennemi , eh ! vite , eh ! vite plions bagage* (Ils rentrent tous chez Robert. )

Page 1