m, 438. — Journal de Louis XVI. — OM
plus étendus que de coutume, réunit à Trianon une partie de la cour. « Elle commença par une belle illumination des jardins; après le souper, on se rendit au spectacle, ensuite à la promenade qui fut prolongée avant dans la nuit. » Il y avait musique dans le parc. « Un assez grand nombre de dames de Paris ont été admises à cette fête. La Reine se fait une occupation agréable de marquer, dans ces occasions, des bontés plus particulières aux personnes invitées, et tout le monde a lieu d'être content. » Mercy, le 17 mai', se félicitait de ne pas retrouver à Trianon le gros jeu et les longues veillées de Versailles et de Marly; mais un train de vie si calme ne pouvait être de longue durée. En juillet 1780, il avoue avec chagrin que « ces deux inconvénients ont eu lieu également dans les soirées passées à Trianon. »
On se rappelle qu'au printemps de Tannée précédente, la troupe de Nicolet fut mandée au jardin de la reine. Les exploits « des grands danseurs du roi », dont l'adresse avait mérité les applaudissements de Marie-Antoinette , tentèrent l'ambition du comte d'Artois qui, « par sa taille, sa jeunesse et ses grâces naturelles, était fait pour réussir dans tous les exercices du corps. On était fort curieux », disent les Mémoires seci*ets*^ « de savoir l'objet de la retraite de ce prince au Petit- Trianon, tous les matins. » C'est qu'il prenait depuis longtemps (c en silence et dans le plus grand secret les leçons du sieur Placide et du Petit-Diable, les héros les plus renonmiés actuellement en ce genre... Enfin, quand il s'est vu en état de briller, il a développé, en petit comité, ses talents aux yeux de la Reine, et Ton est convenu qu'il possédait supérieurement le nouveau qu'il avait désiré d'acquérir. On ne dit pas encore si le Roi l'a vu voltiger. »
Mercy remarque, au mois de juillet', que « la reine est de