Elle était née d'Espagnac. Ti]I}% chev. de llsle, etc
2. François -Antoine d'Andlaw, colonel du régiment de Royal-Lorraine, mari d'Adélaïde Helvétius.
3. La marquise de Coigny ne parait pas avoir fait assidûment partie de la société de Trianon, bien qu'elle fréquentât de temps à autre le salon de M"* de Polignac. Le centre de ses succès était Paris, comme il a été dit plus haut, p. 96, note 1. — La duchesse de Fleury, fllle du comte de Coigny, dont on a beaucoup parlé à cette époque et encore sous le premier Empire, ne fut pas non plus une habituée de Trianon.
4. Campan, I, i 45. —Lettre de Tabbé Barthélémy à M»«Du Deffand sur les spectacles de Ghanteloup, II, 452.
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Une Grâce, une Muse, en effet, m*a remis Les jolis vers dictés par le dieu du Parnasse
Au plus céleste des amis, A Mécène-Vaudreuil qui chante comme Horace... Horace avec plaisir chez vous s'était perdu. Vous en avez si bien Tesprit et le langage Que, par un charmant badinage.
Vous me l'avez deux fois rendu.
Vandreuil fut plus tard le protecteur de Beaumarchais. Sa maison était meublée avec un goût exquis ; il possédait une galerie de toiles des plus grands maîtres', et il avait dessiné autour du château de Gennevilliers, qu'il devait à la générosité du comte d'Artois, un parc délicieux. « Il donnait fréquemment, » dit madame Lebrun, qui eut pour lui les sentiments les plus tendres, « des fêtes magnifiques tenant de la féerie, au point qu'on l'appelait l'enchanteur. » — Besenval était aussi un homme de goût; il le fit voir dans la formation des jardins du maréchal de Ségur, à Romainville, où il sut allier l'élégance des fabriques au charme du paysage*. Il s'est fait peindre dans son cabinet, entouré de tableaux et d'objets d'art*. — Le comte de Polastron avait sur le violon un talent remarquable. — Le duc de Coigny était lettré; le comte, son frère, avait construit, à Mareuil en Champagne, une résidence dont le chevalier de l'Isle vante la beauté*. — L'instruction d'Adhémar était solide et
1. Plusieurs sont au Louvre aujourd'hui. Voyez Catalogue raisonné d'une trôs belle collection de tableaux des écoles d'Italie, de Flandre et de Hollande qui composaient le cabinet de M. le comte de Vaudreuil, grand fauconnier de France, par J.-B.-P. Le Brun, peintre, 1784.
2. Lerouge, cah. IX, pi. l et 2; cah. X, pi. H ; cah. XII, pi. 10.
3. Par Danloux ; une gravure de ce tableau a été placée au frontispice de ses Mémoires, édition de Barrière, 1821.
4. 11 y avait un troisième Coigny, le chevalier, qui venait aussi à Trianon. C'était un homme à la mode, d'une assez jolie figure et qui visait à Tesprit. Quand il faisait une visite, il lançait, au moment opportun, un bon mot; puis il ne parlait plus et prenait un air distrait. Madame de Genlis lui trouvait de la fatuité, un air moqueur et une galté fausse. T. I, 373.
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variée*. — A Trianon, n'oublions pas rarchitecte de la reine qui y avait son appartement. Ses œuvres attestent son talent, son goût; et le catalogue de sa bibliothèque, qui nous a été conservé aux archives de Seine-et-Oise *, donne Fidée d'un esprit cultivé, au courant du mouvement intellectuel de son temps.
Mais Marie-Antoinette ne partageait pas sous ce rapport les goûts de l'entourage que lui avait fait sa favorite'. « Elle ne recherchait même pas, » dit Besenval*, « les notions que la société peut donner : dès qu'une matière prenait une couleur sérieuse, l'ennui se montrait sur son visage et glaçait l'entretien. Sa conversation était décousue, sautillante, et voltigeait d'objets en objets. Sans aucun fond de gaieté personnelle, elle s'amusait de l'historiette du jour, de petites libertés gazées avec adresse, et surtout de la médisance comme on la prépare à la cour : voilà ce qui lui plaisait. » « La chanson nouvelle, » dit h son tour madame Campan*, « le bon mot du jour, les petites anecdotes scandaleuses formaient les seuls sujets d'entretien du cercle intime de la reine. Le bel esprit en était banni. » Son infériorité intellectuelle dans le milieu qu'elle s'était choisi sautait aux
\ . La comtesse d'Adhémar (baron de La Molhe-Langon). Souvenirs sur Marie- Antoinette; Paris, 1836, 4 v. in-8®, I, 2'2i. Ces Souvenirs apocryphes se rencontrent en ce poinl avec le comte de La Mark.
2. Série Q. Elle comptait 890 volumes. On trouve à la bibliothèque de TArsenal, dans les Archives des dépôts littéraires, quelques indications sur les bibliothèques des habitués de la société Polignac. Celle du duc de Polignac fut transportée, lors de la Révolution, au dépôt de la rue Thorigny, celle du comte de Châlons au dépôt de la rue de Lille. Le dépôt des Cordeliers reçut la bibliothèque du duc de Coigny (1,800 volumes d^hisloire et de littéralure), de son fils (500 id.), du comte de Vîuidreuil (900 volumes de littérature), et de Tabbé de Vermond (2J50 volumes, surtout de littérature).
3. Madame Campan parle d'une tentative pour faire de la société de la reine mi milieu littéraire, laquelle aurait échouéà cause du mauvais goûtdes assistants. Il est très probable que, dans le cas dont elle parle, les applaudissements de la reine forcèrent ceux de l'assemblée ; car on ne peut sérieusement taxer d'inexpérience en matière de littérature les deux Parny, Bertin et Yaudreuil, le protecteur de Beaumarchais.
yeux, et ceux qui en étaient témoins se sentaient choqués de voir la reine, dans une société privée, ne tenir que la seconde place*.
C'était là cependant le moindre des inconvénients qui résultaient pour elle de ces préférences exclusives. Le prince de Ligne dit quelque part : « Il nV a jamais eu rien de plus vertueux ni de plus désintéressé que les Jules". » Il avait évidemment des idées larges en ces matières. Mercy en juge autrement, et tous les écrits du temps s'accordent avec lui sur ce point. Pour ne rien dire des femmes de la famille, dont la chronique scandaleuse s'est occupée pendant le xvni* siècle', la réputation de conduite de madame de Polignac était assez douteuse... « On a vu, » dit Mercy*, « la jeune personne afficher un amant, ou pour le moins en soutenir l'apparence sans égard aux remarques du public. Sa conduite en matière de dogme n'est pas moins équivoque, et le premier médecin Lassonne, qui la connaît, dit un jour à l'abbé de Vermond qu'il craignait que la liaison dont il s'agit ne portât à la longue quelque atteinte à la piété de la Reine. » L'amant en question était Vaudrcuil. « Diane de Polignac, » remarque le comte de La Marck*, « avait une conduite libre jusqu'au scandale. » Madame de Châlons se laissait courtiser par le duc de Coigny et par le comte de Vaudreuil ; et madame de Polastron sera plus lard la maîtresse attitrée du comte
\. Augeard, secrétaire des commandements de Marie-Antoinette. Ifémoire^ secrets; Paris, 1866, in-8®, 248 : « La reine, par malheur, consentit à laisser la dignité de son rang suprême dans son palais pour aller dans Tappartement de madame de Polignac jouer le second rôle».