‹ Le Petit-Trianon (volume 2)Chapitre 148 sur 362 · Arch. de Seine-et-Oise, série Q · texte numérisé non relu

Arch. de Seine-et-Oise, série Q

5. On allait au jeu de bague par une porte placée sur le premier palier du grand escalier (procès-verbal d'estimation du \2 messidor an IV). Lors

APPARTEMENTS^ GARDE-MEUBLE, CUISINES ET DEPENDANCES. lOi

Kescalier demeura tel que Tavaii fait Gamain, du temps de Louis XV. Le chiffre M. A., qui est d'un travail bien différent et plus moderne, a été placé dans la suite. Quand? Je ne saurais le dire; je n*ai pas trouvé la moindre indication sur ce point dans les comptes. Trois de ces banquettes qu'on appelle des formes, recouvertes en tapisserie de la Savonnerie, étaient placées sur le palier. Du plafond de Tescalier pendait, à un cordon garni d'un g-land de soie cramoisie, la délicieuse lanterne, du plus pur style Louis XVI, qui s'y trouve encore. Les montants sont des faisceaux de flèches; elle est ornée d'attributs champêtres, et, à l'intérieur, de petits Satyres assis, portant un bouquet de douze lumières.

Rien n'avait été changé dans l'antichambre. — Dans la grande salle à manger, nous avons vu que les deux places vides en face des toiles de Lagrenée et de Vien (la moisson et la chasse) avaient été garnies de peintures offertes à Marie-Antoinette par sa mère et représentant un opéra et un ballet à Schœnbrunn, souvenirs des fêtes données lors du mariage de Joseph II, en 1765. — Nous verrons plus loin que la petite salle à manger fut transformée en salle de billard. — Le meuble du salon de compagnie était en soie cramoisie galonnée d'or*. Venaient ensuite le cabinet des glaces mouvantes", la chambre de la reine et un cabinet de toilette. Les petites pièces sur l'escalier servaient de salle de bain et de garde-robe. La chambre de la reine était tendue de mousseline ornée de broderies, où, dit M. d'IIézecques, « la vivacité des couleurs défiait le pinceau le plus

de la restauration entreprise par Louis-Philippe, on retrouva, au rez-dechaussée, dans ces bâtiments, les restes d'un petit théâtre qui devait dater de TEoipire, car les commissaires du district de Versailles, quand ils firent la reconnaissance et l'inventaire des pièces, ne le mentionnèrent pas.

1. On vendit, sous la Révolution (n° 12178) 2 parasols en drap cramoisi avec une petite dentelle en or (56 livres). Il y en avait tout un assortiment au Grand -Trianon.

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