‹ Le Petit-Trianon (volume 2)Chapitre 204 sur 362 · LK PORTRAIT DE LA REINE · texte numérisé non relu

LK PORTRAIT DE LA REINE

fort agile. Les courtisans observent beaucoup et dresseront leurs batteries dans la meilleure direction du vent favorable. » Nous n'avons trouvé aucun détail sur les incidents qui suivirent, ni sur la duchesse de Fitz-James, dont le crédit d'ailleurs ne fut que passager*. Elle était dame du palais depuis 1781.

Pendant le mois d'août de Tannée précédente, la reine avait pensé à un nouveau genre de divertissement qui cadrait avec les idées champêtres à la mode. Il s'agissait d'un bal rustique sous une lente, comme au village. Richard fit alors des fouilles pour en planter les poteaux dans le jardin français". Mais les travaux furent arrêtés subitement, sans doute par ordre du médecin, qui constata, à ce moment, les premiers indices de la troisième grossesse de la reine. Cet empêchement ayant disparu en 1785, une grande tente en coutil, de quarante-cinq pieds de long, fut dressée, au mois de juin, sur la pelouse devant le château. Elle était décorée, à l'intérieur, de guirlandes de fleurs artificielles, et éclairée par des lustres et des girandoles. Elle communiquait avec une autre tente plus petite, ornée de même et servant de salon. A l'entour, on monta plusieurs maisons de bois pour le service'. Il y eut, d'après le journal du roi, trois bals durant le premier voyage de 1785 : les 24, 26 et 29 juin. La reine donnait, en outre, de fréquents concerts. A partir de cette époque, les comptes en mentionnent régulièrement quarante-deux par trimestre, tant à Versailles qu'à Trianon et à Saint-Cloud. Quelques indications semblent se rapporter à des spectacles*, mais elles sont trop vagues pour qu'on puisse rien préciser. D'un autre côté, à partir de 1785, le roi, dans son journal, à une seule exception près, ne parle plus de comédie. Il est donc probable que, si l'on fit venir depuis lors des acteurs à Trianon, ce fut seulement pour des proverbes.

Les maisons du hameau s'achevaient. Les carrelages et les

i. Tilly, ï, c. VI.

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