Arch. nat. OH87o
3. Oii883, 4884. On avait acheté 800 toufTes de fraisiers, en 1784, avec iOO groseilliers et iOO framboisiers.
S88 LE HAMBAU.
les rives d'un lac formé par. deux sources qui tombent de gi-ottes, cachées sous des buissons, et se réunissent en un cours d'eau descendant le long d'un vallon aux pentes gazonnées. Du lac sort, à gauche, un bras de rivière, et, à droite, un ruisseau qui faisait tourner la roue du moulin*. L'eau fut d'abord fournie par le bassin du Trèfle, qui alimentait déjà le jardin anglais. Comme le débit en était insuffisant, il fallut aller chercher un supplément à Chèvreloup. De 1784 à 1789, on ne cessa de travailler à l'établissement de conduites souterraines dans la plaine du Chesnay'. Le lac avait été peuplé de 2,349 carpes et 26 brochets. On leur jetait du pain pour une somme de 950 livres environ par an'. Un bateau en bois de chêne, peint en gris, amarré au pied de la tour, servait à la promenade et à la pêche*.
On arrivait au lac par deux chemins. L'un conduisait, sous bois, en longeant le bord de l'enceinte du côté de l'allée de Saint- Antoine, près du moulin, sur lequel on tombait tout à coup sans lavoir aperçu. De là, on voyait à gauche la tour de Marlborough, la maison du jardinier, la grange, la volière, et au loin, enlre la tour et la maison du jardinier, la porte monumentale de la ferme (Voy. pi. XIX). L'autre route suivait la lisière du bois des Onze- Arpents. De la hauteur, on avait vue sur la grande maison, le boudoir, le moulin et le village de Saint-Antoine-du-Buîsson, dont Féglise et les habitations semblaient faire partie du hameau de la reine.
Celui-ci présentait véritablement l'aspect d'une exploitation rurale. II était animé par les bestiaux qui paissaient sur les pelouses', sous la garde d'un berger, et par le va-et-vient des jardi-
1. La roue et ses vannes furent refaites deux fois (OM880). Cette roue, comme on peut le voir par la planche XVm, était beaucoup plus grande que celle qu'on a placée depuis.