‹ Le Petit-Trianon (volume 2)Chapitre 259 sur 362 · La princesse de Lamballe; Paris, 1864, in-S · texte numérisé non relu

La princesse de Lamballe; Paris, 1864, in-S

reine; les autres, les monuments de ce luxe auquel on attribuait la ruine de la France. - Jo me souviendrai toujours, w dit le comte d'Hézecques*, « (jiie la grotte de Trianon me fut montrée par un noble, député aux États généraux, qui siégeait parmi les défenseurs de la monarchie, et qui, en défendant le trône, accusait la Reine et cherchait à rendre le Roi ridicule. »> — Quelques députés, rapporte de son côté madame Campan*, trouvant que Textrême simplicité de cette maison de plaisanc4> ne répondait pas à leurs idées, « insistaient pour qu'on leur fît voir jusqu'aux moindres cabinets, disant qu'on leur cachait les pièces richement meublées. Enfin, ils en indiquèrent une qui, selon eux, devait être partout ornée de diamants avec des colonnes torses mélangées de saphirs et de rubis. La reine ne pouvait revenir de ces folles idées, et en entretint le roi, qui, à la description que ces députés avaient faite de cette chambre aux gardiens de Trianon, jugea qu'ils cherchaient la décoration de diamants de composition, qui avait été faite, sous le règne de Louis XV, pour le théâtre de Fontainebleau. » On voit qu'il s'agit ici du décor de Mazières que nous avx>ns décrit plus haut'. — Il y eut tant d'allées et venues de gens de toute espèce autour du Petit-Trianon qu'on dut y mettre la nuit une garde extraordinaire jusqu'au départ de la famille royale pour les Tuileries*. C'est à Marly que Louis XVI et la reine allèrent, du 14 au 21 juin', chercher un peu de tranquillité pour respirer un instant. Nous ne retrouverons plus Marie-Antoinette au Petit-Trianon que dans l'après-dînée du 5 octobre. Elle se promenait seule, dit madame Campan', dans ses jardins, qu'elle parcourait pour

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