‹ Le Petit-Trianon (volume 2)Chapitre 55 sur 362 · Lerouge, cah. VI, pi. 7 et · texte numérisé non relu

Lerouge, cah. VI, pi. 7 et

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Wauxhair, attribués alors à des imitations de l'étranger. Personne dans le principe n'y attacha d'importance. Les suciîesseurs de Bachaumont répètent plusieurs fois : « le Petit- Vienne, » sans y mettre la moindre malice. On voit même ce nom apparaître dans des mémoires de dépenses relatives au Petit-Trianon*, sans que l'administration songe aie relever, comme elle avait fait pour les termes du placet présenté par le mécanicien Richer, et dont on a lu plus haut un extrait. Il ne prévalut point cependant; l'usage s'établit d'appeler le Petit-Trianon : le jardin de la reine.

Marie-Antoinette prit tout de suite possession de son château. Elle y pendit la crémaillère, le 6 juin, jour de la levée des scellés apposés sur les papiers de Louis XV, et y reçut à dîner « i^on auguste époux » et la famille royale' , c*est-à-dire madame Glotilde, qui devait bientôt quitter la France pour le Piémont, les frères du roi et les comtesses de Provence et d* Artois. Les tantes de Louis XVI étaient encore malades de la petite vérole qu'elles avaient contractée en soignant leur père, et madame Elisabeth vivait sous la tutelle de sa gouvernante.

Monsieur était un prince aimable, lettré ; mais d'une franchise douteuse, avec un penchant à l'intrigue. Sa figure eût été belle éans l'obésité qui en alourdissait les traits. Il se niontrait empressé auprès de la reine. C'est pendant l'été de 1774 qu'ayant par mégarde brisé son éventail, il le remplaça par un autre qui portait cette inscription :

Au milieu des chaleurs extrêmes, Heureux d'amuser vos loisirs, Je saurai près de vous amener les Zéphyrs ; Les Amours y viendront d'eux-mêmes 4.

— De tous les enfants du dauphin, fils de Louis XV, le comte

1. Le Wauxhall de Londres est représente dans la collection Lerouge, cah. IV, pi. 2.

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