‹ Le Petit-Trianon (volume 2)Chapitre 65 sur 362 · Souvenirs f I · texte numérisé non relu

Souvenirs f I

5. Voyez le panégyrique à outrance publié par M. de Lescure : La princesse de Lamballe; Paris, 1864, in-8<^.

6. Mercy affirme qu'elle tirait de TÉtat plus de 100,000 écus par an. Il rapporte qu'elle eut l'incroyable prétention de prendre à ferme les revenus des domaines de Lorraine, moyennant une redevance de 600,000 liv. (III, 255), et qu'il fallut une injonction de la reine pour qu'elle se décidât à la représentation et aux réceptions que comportait sa charge de surintendante (n, 538).

7. Voy. sur ces évanouissements une note des Mémoires de Tilly, I, chap. VI, et ceux de madame de Genlis, II, 283.

8. Elle coûta au trésor une augmentation de dépense annuelle de 150,000 liv. pour les appointements de la surîntendante, jointe à une pension de 50,000 liv. donnée à la comtesse, dont le mari fut, en outre, pourvu du litre de duc de Mouchy et de la dignité de maréchal de France.

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la comtesse de Noailles : madame V Étiquette, disait la reine, madame EofM$ta\ répétaient les femmes du palais. Cette dame d'honneur était un peu trop attachée peut-être aux détails du cérémonial ; mais ses grandes manières et sa haute réputation de vertu imprimaient à tout l'entourage de la reine un caractère de régularité et de respect, que la princesse de Ghimay, modèle ellemême de vertu, mais trop faible, ne saura pas lui conserver.

Parmi les dames qui venaient à Trianon en 1775, il faut citer la comtesse de Dillon'; mais l'engouement de Marie-Antoinette pour elle fut éphémère. Au mois d'août, elle était déjà supplantée par la « jeune comtesse de Polignac, pour laquelle la reine se prit d'un goût bien plus vif que ne l'avaient été les précédents'.» C'est elle qui deviendra sa compagne préférée, son amie, le centre de ce cercle intime qu'elle appellera « sa société » et dont les habitués seront jusqu'à la fin ses hôtes favoris à Trianon.

Cependant, voyant qu'elle ne pouvait rien tirer de Turgot qui, loin d'être disposé à augmenter les dépenses de la cour, étudiait alors les moyens de les restreindre ^, Marie-Antoinette finit par se plaindre au roi. Qui peut dire ce que, quelques mois plus tard, pèsera, dans la disgrâce du ministère Turgot-Malesherbes, et, par suite, dans les destinées de la royauté et de la France, le retard apporté à l'exécution du jardin anglo-chinois de Trianon*? En attendant, Louis XYI qui ne savait rien refuser à sa jeune femme donna des ordres formels au contrôleur général des finances. Un crédit de 100,000 livres fut en conséquence mis à la disposition du directeur des bâtiments par ordonnance du 22 août 1775*, et les travaux recommencèrent à l'automne. On

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