Lescure, I
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bienfaisance, de la tendresse maternelle, etc. » Je ne puis dire s'il fut donné suite à ce projet.
c< Au commencement du mois de juillet, » dit Mercy*, « la Reine a donné successivement deux petites fêtes à Trianon ; elles ont consisté en différents petits divertissements, répandus dans les bosquets de ce château, et en un spectacle après le souper. Le Roi parait se plaire à ce genre d'amusements, quoiqu'ils lui occasionnent des veillées qui ne s'accordent pas avec son régime ordinaire. » Il ne semble pas que, cette fois, Mercy ait été exac^ tement renseigné : ces fêtes eurent lieu, non en juillet, mais à la fin de juin. Pour la première, que les comptes* placent entre le 14 et le 27, les acteurs de la comédie française vinrent jouer des proverbes. Le journal de Louis XYI fixe la seconde au 29 juin. Ce jour-là, il y eut grand spectacle : un opéra, l'Aveugle de Palmyrey et les ballets de la Belle Arsène et à'Annetle et Lubin*. Pour r Aveugle de Palmgre^le peintre Mazières exécuta un riche décor qu'il convient de noter en passant \ Il représentait le palais du Soleil. Au milieu, était figuré un autel en marbre blanc rehaussé d'or, portant la statue d'Apollon; à l'entour, huit colonnes torses dorées étaient garnies de cabochons en verroterie, imitant des diamants; dans les entre-colonnemcnts se dressaient six statues allégoriques des Heures avec des groupes d'enfents en basrelief; dans la frise, couraient les signes du zodiaque. Ce décor donnera naissance à une légende dont nous parlerons plus loin^.
La reine se proposait d'offrir au roi une troisième fête, le 13 juillet, suivant Mercy, le 15 d'après le journal de Louis XVI, dont l'exactitude minutieuse mérite plus de créance. Mais, ce jour-là, elle apprit l'entrée du roi de Prusse en Bavière avec des troupes su-
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