Catalpa, sans doute
3. En 1780, on fil dans une allée près du temple une petite butte pour y planter des saules-parasols. Arch. nat. 0* 1877.
166 LIfi JARDIN ANGLAIS.
(^ La retraite, » remarque Mercy*, « que la Reine a faite à Trianon est une idée suggérée par la comtesse de Polignac. Cette dernière voulait une exclusion absolue de toutes les grapdes charges, des dames du palais et des gens de la cour. Ce n'a été qu'avec grand' peine que nous avons obtenu, l'abbé de Vermond et moi, qu'il fût donné à ce voyage la forme qui est énoncée dans mon très humble rapport ostensible ; mais enfin nous l'avons emporté sur le désir de la favorite. »
Il n'était pas besoin que l'on suggérât à Marie-Antoinette la pensée de cet éloignement du personnel de la cour. Depuis longtemps, son rêve était de s'entourer d'une société exclusive, choisie selon son goût : « Je la recevrai, » disait-elle à sa première femme de chambre, <( dans mes cabinets ou à Trianon, je jouirai « des douceurs de la vie privée qui n'existent pas pour nous, si « nous n'avons le bon esprit de nous les assurer... » « Le bonheur qu'elle cherchait, » remarque madame Campan', « ne devait lui procurer que des chagrins. Tous les courtisans non admis dans cette intimité devinrent autant d'ennemis jaloux et vindicatifs. »
J'ai signalé plus haut le début de la faveur de madame Jules de Polignac qui prétendait à cette heure accaparer la reine. Celleci l'avait rencontrée à une soirée de la princesse de Lamballe et, séduite par son air « enchanteur » (c'est le mot de tous les contemporains), elle s'était sentie prise pour elle d'une affection subite qui avait toujours été en grandissant. En vain, la princesse de Lamballe, Lauzun, Coigny, Mercy, l'empereur Joseph lui-même, avaient tenté de faire revenir Marie- Antoinette sur cette première impression. C'était, dit l'ambassadeur de Marie- Thérèse, « un inconcevable prestige. »
La comtesse avait feint de se retirer devant cette opposition. « Nous ne nous aimons pas encore assez, » dit-elle, un jour, à la reine, à Fontainebleau, « pour être malheureuses si nous nous