‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 129 sur 355 · II · texte numérisé non relu

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yeux, et ceux qui en étaient témoins se sentaient choqués de voir la reine, dans une société privée, ne tenir que la seconde place*.

C'était là cependant le moindre des inconvénients qui résultaient pour elle de ces préférences exclusives. Le prince de Ligne dit quelque part : « Il n'y a jamais eu rien de plus vertueux ni de plus désintéressé que les Jules*. » Il avait évidemment des idées larges en ces matières. Mercy en juge autrement, et tous les écrits du temps s'accordent avec lui sur ce point. Pour ne rien dire des femmes de la famille, dont la chronique scandaleuse s'est occupée pendant le xvni" siècle*, la réputation de conduite de madame do Polignac était assez douteuse... « On a vu, » dit Mercy*, « la jeune personne afficher un amant, ou pour le moins en soutenir l'apparence sans égard aux remarques du public. Sa conduite en matière de dogme n'est pas moins équivoque, et le premier médecin Lassonnc, qui la connaît, dit un jour à l'abbé de Vermond qu'il craignait que la liaison dont il s'agit ne portât à la longue quelque atteinte à la piété de la Reine. » L'amant en question était Vaudreuil. « Diane de Polignac, » remarque le comte de La Marck', « avait une conduite libre jusqu'au scandale. » Madame de Châlons se laissait courtiser par le duc de Coigny et par le comte de Vaudreuil ; et madame de Polastron sera plus tard la maîtresse attitrée du comte

i . Augeard, secrétaire des commandements de Marie-Antoinette. Mémoires secrets; Paris, 1866, in-S**, 248 : « La reine, par malheur, consentit à . laisser la dignité de son rang suprême dans son palais pour aller dans Tappartement de madame de Polignac jouer le second rôle».

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