‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 146 sur 355 · Coût : 4,839 livres, \2 sous · texte numérisé non relu

Coût : 4,839 livres, \2 sous

.'J. Encore n'ai-je pu établir le prix de la couverture.

4. 0* 1879. — Voyage pitloresquc delà France; Paris, in-f*; notices des gravures de Trianon.

palais et sur l'ile du temple, dont les ponts étaient, comme celui de Moulin-Joli, garnis de caisses de fleurs; il suivait le cours de la rivière, se reposait sur les pelouses et s'étendait au loin, par des percées ouvertes dans les bosquets, jusque sur les campagnes à Tentour.

« On se croit, décrit le prince de Ligne, dans un livre qui date précisément do celte année', « on se croit à cent lieues de la cour. Cependant, la vue des environsMe ce joli jardin est si bien ménagée quVm dirait qu'ils y tiennent et qu'il est dix fois plus grand qu'il n'est. Les grands arbres du parc' de Versailles en forment, sans la moindre régularité, un cadre précieux. La divinité, dont je ne dirai pas le nom, a l'air de régner sur une grande étendue d*» terrain qui ne lui appartient pas, comme elle règne sur ceux qui ne sont pas nés sous ses lois. » Le prince, qui se disait autrichien en France et français à Vienne, était un de ces étrangers que Marie-Antoinette traitait avec une faveur qui excitait la jalousie des courtisans. Il avait beaucoup d'esprit; mais Marie-Thérèse le trouvait léger et compromettant et s'efforçait de l'écarter de Versailles'. 11 a laissé des mémoires dans lesquels il parle de la reine avec une affection sincère, tempérée par un profond respect*. Quand il séjournait en France», il était l'hôte assidu du salon Polignac, et Marie-Antoinette l'invitait à Trianon. lise lia avec le chevalier de l'Isle, qui entretint avec lui un commerce de lettres, auxquelles nous aurons à emprunter

1. Coup d'œil sur Bel-CEU, à Belœil, de l'imprimerie du P. Oiarles de , nSI, in-8®. Dans la préface de ce livre 1res décousu, où il

parle de loul avec une simplicité négligée qui ne parait pas exempte de prétention, Fauteur dit plaisamment : u Quand j'ai commencé à faire ce petit ouvrage, je ne savais trop comment je m'en tirerais. J'étais comme le père Buffier qui disait : a Voilà des choses que je ne sais pas, il faut que je a fasse un livre là-dessus. »

2. Le prince parle ici des arbres, non du jardin de Versailles qui, ayant été récemment renouvelés, étaient peu élevés, mais de ceux de Tenceinte extérieure qu'on appelait le petit parc, le grand comprenant les chasses à plusieurs lieues à la ronde.

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