Descript ion des ja rdins
8. Lorouge, III, 1 8-22 ; IX, 1 5 ; XII, 1 3, — Description des jardins. — Description de la France. — D'Argenville.
9. Madame Lebrun, dont les Souvenirs (I, 102), contiennent dos détails Ires inlérossanls sur cette rénovation de l'art des jardins qui était do nature à intéresser un peintre, cite encore Morfontaine (Lerouge, Vil, 2,3 elDcsrr.dcs jardins), à M. Le Pelletier; Saint-Ouen, au duc de Saint-Germain ; Romain* ville, au maréchal de Ségur; le parc de madame Anguier, sœur de madame Campan, près de la machine de Marly, etc.
probabilité de voir le jardin anglo-chinois s'implanter en France, on peut constater à quel point il s'était trompé.
Depuis l'époque où nous avons signalé la première introduction des imitations anglaises, Fengouement pour les productions du génie britannique avait fait des progrès surprenants. Ducis essayait, en l'atténuant, d'acclimater Shakespeare sur la scène française ; et, dès 1776, on avait jugé le public assez préparé pour supporter une traduction complète du théâtre du grand auteur tragique et comique, qui réussissait malgré l'opposition de Voltaire *. Les poètes et les romanciers anglais avaient autant de lecteurs en France qu'en Angleterre. « Les romans anglais nouvellement traduits, » dit Bescnval*, « tournaient la tête à toutes les femmes, dirigeaient l'opinion des sociétés, et les caractères distingués en étaient appliqués à ceux qui en étaient jugés dignes; » et il cite, parmi ces derniers, M. de Castries qui se trouvait dans « l'obligation de soutenir le rôle et la délicatesse de Grandisson auquel on l'avait comparé. » On commençait à munnurer le mot de mélancolie; les chants d'Ossian, fils de Fingal, trouvaient des admirateurs*; le marquis de Paulmy et Contant d'Orville entreprenaient défaire connaître la littérature du moyen âge dans lenvs Mélanges tirés d'une grande bibliothèque^ et Ton entendait déjà parler de troubaxlours. L'architecture gothique, si dédaignée jusque-là, reprenait faveur. Ses ruines étaient appréciées à titre d'ornement des parcs et des jardins : «, Tantôt, » dit l'abbé Delille,
Tantôt c'est un vieux fort qui, du haut des collines, Tyran de la contrée, effroi de ses vassaux, Portait jusques au ciel l'orgueil de ses créneaux... Plus loin, une abbaye antique, abandonnée,
1. Lettre à Tacadémie française, lue à la séance du 25 août 177G; dans les Mélanges,
ù. La première traduction en français de Tœuvre de Macpherson date de 1777. Elle est de Letourneur, auteur également de la première traduction de Shakespeare.