Souvenirs d*un chevau-lt^gcr ; Paris, 1863, in
4. D'où Marie-Antoinetle le soupçonnait d'avoir envoyé sur son compte des renseignements défavorables. Il s'y était d'ailleurs conduit d'une manière si scandaleuse que Timpératrice avait dû demander son rappel. Voyez Mercy.
partie pour Versailles, et S. Ém. s'était engagée à rester dans le logement de ce concierge jusqu'à ce que toutes les voitures fussent sorties du château; il ne tint pas la parole qu'il avait donnée, et, tandis que le concierge était occupé des fonctions de sa place à rintérieur, le cardinal, qui avait conservé ses bas rouges et seulement passé une redingote, descendit dans le jardin et se rangea, avec un air mystérieux, dans deux endroits différents, pour voir défiler la famille royale et sa suite. S. M. fut vivement offensée de cette hardiesse et ordonna, le lendemain, le renvoi de son concierge ; on fut généralement révolté de la déloyauté du cardinal envers ce malheureux homme, et peiné de la perte qu'il faisait de sa place. Touchée de Tinfortune d'un père de famille, ce fut moi qui obtins sa grâce; je me suis reproché depuis le mouvement de sensibilité qui me fit agir. Le concierge de Trianon renvoyé avec éclat, l'humiliation qui en serait rejaillie sur le cardinal eût fait connaître publiquement les préventions de la reine contre lui et eût probablement empêché la honteuse et trop célèbre intrigue du collier. »
Après le départ du comte et de la comtesse du Nord, Marie- Antoinette revint à Trianon pour une quinzaine de jours (du 7 au 20 juillet)*. Elle avait fait installer ses enfants et leur suite, dès le 21 juin, dans le château du Grand-Trianon et dans cinq maisons de bois supplémentaires, afin de les avoir auprès d'elle*. Voici, d'après un mémoire de fourniture des malles et coffres' demandés par la gouvernante à l'occasion de ce voyage, l'état de la maison des enfants royaux :