‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 247 sur 355 · DERNIÈRE PROMENADE · texte numérisé non relu

DERNIÈRE PROMENADE

Malveillance publique. — Fêle à Saint-Cloud. — Dîner de Mesdames tantes.

Portrait des ambassadeurs indiens.

Désaffection de la société intime. — Le comte de Fersen et Trianon.

L*amoureux de la reine.

La grotte. — Le cabinet de diamants. — Le 5 octobre 1789.

La rencontre nocturne du moine de Prémontré dans les jardins de Trianon n'était pas un fait aussi plaisant que veut bien le dire Tauleur de la Correspondance secrète. C'était une curiosité malveillante qui l'attirait, il voulait voir ce qui se passait, la nuit, dans cette résidence ouverte seulement à quelques élus. Ce sentiment devint général. On fut obligé, peu après, de prendre des mesures contre Taffluence de curieux qui s'introduisaient dans le jardin à la faveur des travaux entrepris pour augmenter le débit de l'eau dans les lacs et rivières*. Les courtisans exclus de ce jardin de délices avaient commencé à en médire. Ces bruits répandus dans le peuple y avaient pris des proportions fantas* tiques. « La Reine, » dit le comte d'Hézccques*, « négligeait certaines précautions qu'elle ne connaissait point ; parce qu'elle ne songeait pas aux turpitudes que la sale imagination de ses détracteurs devait inventer. » Ces inventions

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