‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 57 sur 355 · Elle mourut le 2 mars · texte numérisé non relu

Elle mourut le 2 mars

2. Ed. de Barthélémy. Mesdames de France y filles de Louis XV; Paris, 1870, ïTï'ïH, 242-245 et c. XI. Voir aussi Mercy, madame Campan et le comte d*Hézecques.

a. 31 juillet, 1, 208.

7. Histoire de Marie-AntoineUe, !'• édition ; Paris, 1867, in-8», 82.

du Liban... » Quoi! voilà un naturaliste célèbre, un vieillard vénérable et presque aveugle qu'on aurait fait venir exprès de Paris pour donner un seau d*eau à un arbre ! Quelle plaisanterie ! La vérité est que Marie- Antoinette, loin d'apprécier l'œuvre do Bernard de Jussieu, l'a, comme dit Mercy, a culbutée » pour la remplacer par des colifichets.

Hàtons-nous d'ajouter que ces admirables collections ne furent pas perdues. Richard en coniserva ce qu'il put, et le reste, c'està-dire la plus grande partie des végétaux, fut transporté au Jardin des Plantes à Paris*. Ils y arrivèrent en temps opportun. Sur le rapport de Buffon, on avait, dans ce jardin, entrepris la replantation des plates-bandes qui, jusque-là, ne contenaient guère que des plantes médicinales , afin d'y réunir, comme Louis XY avait fait à Trianon, des spécimens de toute la végétation du globe, rangés dans un ordre scientifique. Depuis 1761, les idées de Bernard de Jussieu s'étaient mûries, et il avait, dans son esprit, donné une forme définitive à ses premiers essais de classification. La méthode naturelle fut appliquée au nouveau Jardin des Plantes de Paris, et la collection botanique de Trianon y trouva sa véritable place*.

1. Mémoires secrets, 23 juillet 1774. OM877, Mémoire d'Antoine Richard.

2. Histoire de Vacadémie des sciences; Paris, n78. in-4*». Communication faite à Tacadémie sur le nouvel ordre de plantes établi dans Técole de botanique du Jardin du Roi en 1774. « M. de La Vrillière, instruit par M. do BufTon de Tétat de ce jardin, a bien voulu mettre, Tannée dernière, sous les yeux du Roi, un projet qui tendait à Tembellissemenl du lieu et à Tutilité publique. Sa Majesté (Louis XV), de tous temps favorable aux botanistes, Ta autorisé. On a doublé le local et Iracé de nouvelles plates-bandes. » Voy. Lerouge, cah. VII, pi. il -14.

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