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cheter René, son mari, qui s'est laissé griser et raccoler par un recruteur. S. M., disent les Mémoires secrets^ « a chargé le sieur de La Ferlé, intendant des Menus, d'en faire témoigner sa satisfaction aux trois auteurs, les sieurs Auguste (de Piis), Després et Grenier, et de les inviter à s'occuper d'un pareil genre. »
La fête du 23 juillet, dit Mercy*, « a été très dispendieuse, et on appréhende qu'elle ne se répète ». La reine en donna en effet une semblable, le 26 septembre. « Il y a eu, » écrit l'ambassadeur à Marie-Thérèse, « spectacle français, opéra comique, des ballets et un souper, où toute la famille royale était réunie avec une suite peu nombreuse. Cette fête a été charmante par les grâces que la Reine y a apportées. Le Roi se plaît beaucoup à de pareilles occasions, et pourvu qu'elles ne deviennent ni trop fréquentes ni trop coûteuses, elles ne peuvent contribuer qu'à faire régner à la cour le ton et le genre d'amusement qui lui est convenable. » Ce divertissement faillit susciter une question diplomatique. Marie-Antoinette avait retenu pour le ballet un danseur de l'opéra de Venise, nommé Pick, qui était venu passer un congé on France. Sa permission expirant le 1" octobre, il ne lui était plus possible de se rendre à son poste au jour prescrit. L'ambassadeur de la république eut le mauvais goût de faire une affaire de ce retard. « Il n'obtint, » suivant le rapport du ministre de Saxe à son souverain', « qu'un mot assez leste de l'intendant des Menus-Plaisirs. » L'incident n'eut pourtant pas de suite; Pick rompit son engagement et entra à l'opéra de Paris. De son côté, la reine ne cessa de bien traiter l'ambassadeur de Venise, qui ne lui tint pas rigueur. Il était redevenu, au mois de novembre, « un des plus empressés à lui faire sa cour*. »
A l'occasion de cette fête, Mique dut disposer dans les poulail-
i. 6 août 1776.
2. II, 495. D'après Mercy, la famille royale passa la soirée à Trianon, le 13 août, et la reine y fit une promenade, le 12 septembre.
3. En date du 27 septembre, GefTroy, Gtis/ave Ifl et (a cour de i^ance; Paris, 2 V. in-i8, I, 307.