Mercy, Ml, 228. — Correspondance secrète, I
2. Deschamps s*intilu1e : « ancien élève protégé par le Roi. » 0^ 1877.
3. Les fondations sont en pierres de liais. Toutes les assises de la construction furent jointoyées a suivant le système de M. Lafée. » Le plomb de la coupole étail peint en imitation de pierre.
4. 04876-77, 1879, 1880-81, 1883. Estimé 30,708 liv. 6 s., le temple a coûté 41,593 liv. 7 d., dont 21,425 liv. 13 s. 7 den. pour la maçonnerie, 15,679 liv. 4 s. pour la sculpture el 4,488 liv. 3 s. pour le pavé de marbre. Je n'ai pu établir d*une manière précise le coût du plomb et de la peinture de la coupole.
LE TKMPLK. — LB TH^ATHS. i07
adolescent se taillant un arc dans la massue d'Hercule*. Tout autour du temple, dans Tile, on planta des pommiers-paradis et des rosiers pelote-de-neige* (Voy. pL IX). Les ponts jetés sur la rivière furent garnis de caisses de fleurs*.
La scène de Torangerie, sur laquelle depuis 1776 on donnait la comédie au Petit-Trianon, n'était, comme nous l'avons vu, qu'un bâti de planches, de toile et de carton, sans machines ni dessous, sans dépendances pour le service des acteurs dont les foyers se trouvaient dans la ménagerie. La reine aimait trop les spectacles pour se contenter d'une installation si incomplète. Elle voulut avoir un vrai théâtre, muni de tout l'appareil nécessaire. Elle en avait eu la pensée dès 1777, et, sur son ordre, Mique fit alors relever les plans* et profils de la petite salle de Choisy. Il étudia lui-même un projet qu'elle adopta, et les travaux conmiencèrent en juin 1778. Comment le directeur général des bâtiments prit-il cette augmentation imprévue de dépense qu'on lui imposait en cours d'exercice? On le devine ; mais il se tut, et désormais il ne risqua plus d'observations. Il s'arrangea conmie il put pour payer les 141,200 livres 4 sous 8 deniers que coûta l'ensemble de la construction et de la décoration du nouvel édifice, les meubles et tentures exceptés, dont la dépense revint au garde-meuble et n'est pas connue*.
Les pièces à l'appui des comptes nous permettent d'entrer dans le détail des procédés en usage chez les artistes de ce temps-là. Les premiers croquis terminés, on prépara un modèle en relief,
1 . L*original esl au musée du Louvre. On Ta remplacé à Triauou par une copie.
2. OM879. « Ce temple est ombragé par de grands arbres, et Tair qu'on y respire est parfumé par une quantité prodigieuse de rosiers et d*autres arbres odoriférants dont il est environné. » Voyage pittoresque de la France. Paris, in-folio, 1. 1 des estampes,
3. On y mettait d'ordinaire des juliennes et des giroflées. Ot 1884.
4. Par le dessinateur Butel, qui reçut 31 liv. 10 s. pour le voyage. OM884.
5. Les frais de la menuiserie paraissent aussi manquer au compte. 30,358 liv. 2d., furent pris sur le budget des Menus-Plaisirs. 0^3057.
IÛ8 LK JARDIN ANSUIS.
ciselé, peint, doré, tendu de velours et de soie et éclairé par vingt-quatre lampions minuscules. Ensuite, chacun des détails de l'omementation fut modelé en terre ou en pl&tre avant d'être exécuté définitivement.
Destiné à être caché par la montagne, d'une part, et, de l'autre côté, par les charmilles du jardin français, te thé&tre de Trianon n'offre extérieurement à la vue que des murailles sans caractère. La porte seule (a) qui se montre au bout d'une allée
d'arbres donnait matière à décoration. Elle fut encadrée de deux colonnes ioniques, portant un fronton triangulaire. Pour le tympan, le sculpteur Deschamps fit d'abord une maquette représentant les attributs des quatre poèmes : lyrique, héroïque, tragique, comique, qui ne plut point. Il proposa ensuite le génie d'Apollon, sous la forme d'un enfant couronné de laurier et tenant une lyre, avec les emblèmes de la tragédie et de la comédie & droite et h gauche. Ce motif fut agréé et sculpté en pierre de Conflans.
A l'intérieur, un vestibule en hémicycle (b) donne accès, d'une part, à deux salons (c, c}, de l'autre, à la salle de spectacle, et par un escalier & l'étage supérieur. La reine et sa suite entraient
LE TEHPLK.
par !a porte principale (a) ; d'autres ouvertures (g g) étaient ménagées pour les invités de seconde catégorie. Des bas-reliefs représentant des Muses ornent le dessus des portes. La salle n'a que deux rangs de loges (f) avec un parterre (u) en contre-bas.