l^scure. Les palais rU Trianon : Calnlogiie
i. Madame de Polignac revenait d'Angleterre, ott elle anil été prendre les enux de Datli.
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cher cœur, vous u'avcz pas vu de mon écriture que vous attendiez dans votre iVlit-'lViuiioii. Je veux ahstduuieiil faire avec vous, ma chère Klisal)eth, une visite au niicMi. Mettons, si vous le voulez, cela au 24 juin. Kst-ce arrangé? Le lloi promet d'y venir. Nous pleurerons sur la mort de ma pauvre petite ange. Adieu, mon cher cœur, vous savez combien je vous aimo, et j*ai hesoin do tout votre ccpur pour consoler le mien*, o Cette pièce est-elle authentique? Le journal de Louis XVI ne confirme pas du moins Tindication qu elle contient. Le roi n'a ni dtné ni soupe à IVianon de toute l'année avant le voyage d'août. 11 dit seulement au sujet de la perte de la petite princesse : 0 Mercredy 19, mort de ma fille cadette; promenade h pied à Saint-Cyr. a M. de Beauchesne, qui a reproduit la lettre de la reine, cite ensuite un hillel de madame Klisaheth à madame^ de llomhelles, en date du 2li juin, où elle lui apprend qu'à Trianon, sa nièce , la duchesse d' Angouleme , « a été charmante et a montré une sensibilité extraordinaire pour son âge. » Elle no parle pas du dauphin qui avait été séparé de sa sœur, le 1*' mai, et logé avec un gouverneur et une maison spéciale au château de Meudon. En tous cas, s'il y eut voyage de la reine au Petil- Trianon à la fîn de juin, il dut être très court.
Marie-Antoinette n'y vint faire sa villégiature habituelle que le l'^aoùtV « Il ne serait pas aisé, » dit le baron de Kesenval', « de comprendre quel fut le motif (|ui détermina la reine h ce voyage. Peut-être n'avait-elle point de but : la fantaisie décidait d'une grande partie de ses démarches. » I^î vieux céladon lui gardait rancune, on le voit au ton peu bienveillant de cette observation. Il y avait six ans qu(î Marie-Antoinette venait régulièrement, à pareille époque, passer un mois à son château : c'était donc une habitude.