‹ Le Petit-TrianonChapitre 21 sur 314 · IV · texte numérisé non relu

IV

LA NOUVKLLB mAnAOBRIR. 3

nebicau, à Compiëgiic, à i^Ermilago, à Bcllcvue, cl mémo le Roi en a dans ses cabinets, dans les combles. » Ce goût, joiul k celui du lailagc qui convenait sans doute au tempérament de madame de Ponipadour', fut la cause de la construction de la ménngorie dont parle le duc de Luynos. (yest, dit le marquis d*Argonson% « une ménagerie d*utilit6 apparente plus que de curiosité, une grande laiterie, beaucoup de poules, quantité de belles vaches qu*on tire de Hollande, et la marquise de Pompadour, inventive pour les amusements du prince, ne sachant plus h quoi Tamuser, évoque toutes ces inutilités qui peuvent le distraire de sa mélancolie. »

Le terrain devant le Grand-Trianon était, connue aujourd'hui la plaine Saint-Antoine, une prairie coupée par des avenues et plantée çà et là de bouquets d'arbres. Au nord-est, sur le bord de Tallée du Rendez- vous, se trouvait un petit bois dit des Onze- Arpents. Au point culminant, entre ce bois et le clnUeau b{\li par Louis XIV, on avait creusé u:i grand réservoir, le bassin du Trèfle, qui alimentait le jardin. Au sud-est de ce réservoir, un petit enclos triangulaire comprenait deux glacières, une pépinière et quelques logements de gardes et de jardiniers. (Voyez : pi. III, un extrait du plan de Versailles et du petit parc, dressé, en 1746, par Tabbé Delagrive.)Acôté, des aveimes limitaient un espace ayant la forme d*un trapèze. C*est cet emplacement que le roi choisit pour la nouvelle construction.

La ménagerie s*élève sur les dessins de Gabriel, près des glacières (pi, IV, a). Elle comprend une laiterie, un logement pour la laitière, une vacherie et une bergerie*. Devant la laiterie, rarchitecte trace, autour d'un pavillon octogone (k), flanqué de quatre cabinets, un jardin planté do bosquets et orné de bassins. En pendant à la ménagerie, au sud-est du pavillon, il

I. Dans le pavillon construil à Fontainebleau pour la marquise, se Irouraient également des poulaillers et une laiterie. Lerouge, Jardins anglo-chinois, cahier I, pi. 15.

t. VI, 83.

3. Los plans et élévations sont lonscrvés aux aix'liiv. nnt., 0* \^*6,

bàlii un petit édifico carré , nommé lo salon frais , au milieu cVune salle do venlure rectangulaire (r.). Vers lo palais du Grand- Trianon, le roi a l'attention de ménager un petit bosquet, avec une pelonse et des C(»rbeilles de Heurs, pour ragrénienl des officiers des gardes du corps qui sont de service (n, i). Au nord-est du pavillon, à droite et à gauche d'un parterre, sont disposés de nombreux poulaillers (&■:). Au delà, un potager (o) s'étend jusqu'à un portique de treillage' (p) qui fait face au pavillon octogone. En bordure, le long de l'avenue et à droite du salon frais, on place une volière (l) :

pavillon carré, percé d'une grande porte cintrée, et accosté de deux bâtiments moins élevés, à une fenêtre, avec trois cours qui ont chacune un petit bassin*. Viennent ensuite : une figuerie (m), des serres (ss) et des jardins de couches (nn) pour les fruits et les fleurs rares.

« J'oubliais, » écrit le duc de Luynes à la date du 44 janvier 1753', «j'oubliais de parler des voyages de Trianon. Le Roi fait un grand usage de cette maison de campagne, où il a fait accommoder plusieurs appartements et ajouter en dehors, du côté de Versailles, un nouveau potager avec des serres chaudes

I. Uno granclo arcade en anso do panier, surmoiiléo d*unc corboillo en treillage égalemenl, formait le molif principal. Il en existe un dessin colorié aux archiv. na(., 0* 1885.

ï. OM885.

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