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procès-vorbal ilc venlo du mobilier de la lisle civile, il y avail sepl figures de cire groupées a sous uu pulauipiiu cliiuois, »> dil le lexle.
tt La Iteine, d dil la Correspondance sea'êie, k la date du 5 aoAl\ « lieiil toujours sa cour h Triauou. Celle C(uir esl composée des fauiilicîs de (^loiguy, Polignac et Yaudrcuil. >» On le voit, du premier jour au deruier, elle appartient tout enlibre et exclusivement à sa société iiitimo. Ce n'est pas que le désenchanli^menl ne fut venu, on Ta constaté plus haut* par la lellre d(i Joseph 11. KUe avail maintenanl percé tous les favoris à jour. Klle savait h quoi s'en tenir sur la bonhomie cl la franchise de Kt^senval. L'emportement auquel il s'élail laissé aller, l'année précédente, avail jeté un vilain jour sur le caractère du duc de Coigny. Le comte de Yaudrcuil la fatiguait par S2i vicdence, ses exigences et ses allures impérieuses. Madame Campan raconte que, àTrianon, en 178(i, il s'était oublié, jusqu'à casser, dans un accès de colère contre des billes bloquées, la queue de billard de la reine, objet d'art d'un grand prix : elle était taillée dans une dent d'éléphant, et la crosse en était d'or, et a travaillée, » dil madame Campan, a avec infiniment do goùl*. »
Les Polignac qui n*avaienl plus rien à espérer ne se gènaicnl plus avec la reine. Ils cessèrent, dil le comte de La Mark*, de se montrer soigneux de réunir dans leur salon les personnes qu'il lui convenait d'y rencontrer.... Les choses en vinrent à ce point qu'avant de se rendre chez eux, elle était obligée de s'informer par un valel de chambre des noms des personnes qui s'y trouvaient et souvent de s'abstenir d'après la réponse. Elle s'était peu à peu déshabituét^ d'y aller et avail recherché la compagnie de la comtesse d'Ossun*, sœur du duc de Guiche, parfaitement
i. Lcscure, II, 270.
2. r«igo 212. LiL Icllru do Joseph II esl duléo du !> iiovoudu'o I7b7.
5. (îeneviève de GraiiiiuouU mariée à Cliuiies-Picrre-llyacinthe, coinle d*Ossiifi. — Voyez aussi Oberkii-ch, II, 114. — On uvait, Tanuôe précédente»
Nous n'avoiis pus une seule fois renconlré le comte Fersen h Trianon. Il était copendaiil revenu à Versailles, après la guerre irAnHTifjue, el avait ohlenu un régiment, le Riiyal -Suédois. Il S(ï partag(.*ait entre sa |)atrie d'adoption el son pays natal. En France, il vivait h la cour quand les exigences du service militaire ne l'appelaient pas en Flandre, oii il tenait garnison*. La reine lui avait conservé les sentiments de la plus confiante amitié, connut^ le démontre la correspondance publiée par le baron de KlinckowstrOm, correspondance on des ratures multipliées soulignent si maladroitement certaines expressions un peu vives. Mais il ne parut jamais dans la société des favoris, « bien qu'ils lui eussent fait toutes les avances pour l'y attirer. » Le comte de I^a Marck pense que c'est sur l'inspiration de Marie-Antoinette qu'il agit ainsi.
Depuis quelques années, la reine avait inspiré un amour insensé à un ancien conseiller au parlement de Bordeaux, nommé de r^stelnaux, dont l'esprit était aliéné. Pour la voir, il la suivait partout, au jeu public, à la cliapelle, au spectacle; il accompagnait la cour dans tous ses voyages, à Fontainebleau, à Saint- Cloud, sans parler jamais k pers(»nne. a A Trianon, » dit madame (iampan', « la passion de ce malheureux homme devenait encore plus importune; il mangeait h la hàle un morceau chez quelque suisse et passait le jour entier, même par la pluie, à faire le tour du jardin, marchant toujours au bord des fossés. La reine le rencontrait souvent quand elle so. promenait seule ou avec ses enfants, dépendant elle ne voulait permettre aucun moyen de violence pour la soustraire h cette insoutenable importunité. Ayant un jour donné à M. de Sëze' une pei*mission d'entrer à Trianon, elle lui fit dire de se rendre chez moi, et m'ordonna d'instruire ce célèbre avocat de l'égarement d'esprit de M. do Casteinaux, puis de l'envoyer chercher pour que M. de Sèzo cul
1. Sonrûgiiiiciil éluil cuiiloiiiié à Valcncioniics el à Muiibcugc.