II. Marie-AnloineUe, Joseph U, etc., \K
S5S LE HAMBAU.
Elle fil paraître successivemenl à Londres deux pamplilels, on 1788 el 1789, portant le litre de Mémoires jusiificaiifs\ puis plus tard sa Vie, d<uil la police royale acheta l'édition pour la supprimer, mais (pii fut réimprimée Tan 1 de la République '. Dans ces écrits, elle prétend que la reine lui donna des rendez-vous à Trianon, entre onze heures du soir el minuit, pendant l'hiver de 1784. Elle publie, dans le mémoire de 1789, le texte des billets qui lui furent écrits, el dont, affîrme-t-elle, elle a eu la discrétion de supprinK'r les originaux. La reine, en lui indiquant certains jours, lui dit qu'elle les choisit parce que, le roi chassant à Rambouillet, elle se trouverait libre. Voilà où le mensonge sq décèle.
On sait par ce qui précède : l"" que Marie-Antoinette ne séjournait pas à Trianon Thiver; 2** que le roi n'y couchait jamais : par conséquent il n'était pas nécessaire qu'il eut été à Hambouillel pour que la reine fut seule. Mais il y a mieux : Louis XVI, ce que la femme Lamotte ignorait, a noté jour par jour dans son journal ses moindres déplacements. Or, aux dates indiquées pour les rendez-vous, il n'a précisément pas été à Rambouillet.
La femme Lamotte, dans ses écrits, ne s'en tient pas à cette première accusation. Elle prélend que la reine, au mois do juillet 1784', se livra elle-même au cardinal, dans un intérêt politique. Il n'est pas besoin de démontrer Tinvraisemblance cl la fausseté de cette calomnie; elle saute aux yeux. Poursuivons cependant Ttixamen du mémoire de la fameust» comtesse, et citons ses propres paroh;s : « Si je ne me trompe », dit-elle^, « c'était dans le salon de Vénus que se passaient les conférences entre la reine et le cardinal, et, tant pour contenter la curiosité
1. Deux plaquettes ill-S^ Le second mémoire, qui est le plus imporlaut, eht 01 nu cruuo gravure.