C. OH
7. Histoire ik Marie- AntoinelU, i^ cdilioii ; Paris, 1867, iii-8«, 82.
du Libaii... » Quoi! voilà un naturaliste célèbre, un vieillard vénérable et presque aveugle qu'on aurait fait venir exprès de Paris pour donner un seau d'eau à un arbre I Quelle plaisanterie ! La vérité est que Marie- Antoinette, loin d'apprécier l'œuvre de Bernard de Jussieu, l'a, comme dit Mercy, « culbutée » pour la remplacer par des colificbets.
Il&tons-nous d'ajouter que ces admirables collections ne furent pas perdues. Uichard en conserva ce qu'il put, et le reste, c'està-dire la plus grande partie des végétaux, fut transporté au Jardin des Plantes à Paris*. Ils y arrivèrent en temps opportun. Sur le rapport de Buffon, on avait, dans ce jardin, entrepris la replantation des- plates-bandes qui, jusque-là, ne contenaient guère que des plantes médicinales, afin d'y réunir, comme Louis XY avait fait à Trianon, des spécimens de toute la végétation du globe, rangés dans un ordre scientifique. Depuis 1761, les idées de Bernard de Jussieu s'étaient mûries, et il avait, dans son esprit, donné une forme définitive à ses premiers essais de classification. La méthode naturelle fut appliquée au nouveau Jardin des Plantes de Paris, et la collection botanique de Trianon y trouva sa véritable place'.
I. Mémoires secrets, 23 juillet 1774. OM877, Mémoire d*An(oine Richard.
S. Histoire de r académie îles sciences; Paris, 1778, in-4*. Communication faite à Tacadémie sur le nouvel ordre de plantes établi dans l'école de botanique du Jardin du Roi en 1774. «< M. de La Yrillière, instruit par M. de HulTon do Tétat do ce janlin, a bien voulu mettre, Tannée dcrnièi'o, sous les yeux du Roi, un pi-ojet qui tendait h rcmbcllissemcnt du lieu et à Tutilité publique. Sa Majesté (l^iuis W), de tous temps favorable aux botanistes, Tu autorisé. On a doublé le local et tracé de nouvelles plates-bandes. » Voy. Lerouge, cah. VH, pi. H-14.