‹ Le Petit-TrianonChapitre 64 sur 314 · A dater du 1*' janvier · texte numérisé non relu

A dater du 1*' janvier

ment à 28,710 livres. Ce travail lui-même ne marchait qu'avec lenteur, faute de fonds. La reine s'impatientait ; elle ordonna à sa dame dlionneur de presser Turgot, réceinmoiit nommé contrôleur général, de fournir les sommes nécessaires. Madame de Noailles lui écrivit en ces termes, le 28 septembre 1774 : « Vous savez, monsieur, que la Reine fait faire un jardin chinois à Trianon. Sa Majesté était convenue avec M. l'abbé Terray, et avec la permission du Roi, que ce serait M. Mique, intendant des bâtiments de celle princesse, qui en serait chargé, et qu'il (l'abbé Terray) fournirait les fonds tous les mois; il n'y a rien de payé jusqu'à présent, et je joins ici la note de ce qui est nécessaire pour le présent et jusqu'après Fontainebleau*. Depuis l'arrangement pris, la Reine a infiniment diminué le projet, Sa Majesté no voulant pas causer une grande dépense. La Reine est malade, ce qui Tempèche de vous dire elle-niÊine son affaire, et m'a ordonné de vous l'expliquer. La somme du moment est de 8,000 livres. Je vous prie d'être bien persuadé, monsieur, que j'ai l'honneur d'être plus que personne votre très humble et très obéissanle servante. Arpajon, comtesse de Noaiujcs. » La note à l'appui de celte lettre explique que la dépense, faite jusqu'au 26 septembre, s'élève à 3,910 livres, et que, pour continuer les travaux avec le même nombre d'ouvriers jusqu'au retour de Fontainebleau, une somme de 4,000 livres est nécessaire. Turgot, mauvais courtisan, au lieu de remplir sans délai la promesse de l'abbé Terray, renvoya l'affaire au directeur des bâtiments pour l'instruire. De son côté, M. d'Angiviller, qui n'avait pas été appelé aux conférences de la reine et de M. de Caraman, ne sachant rien de l'ensemble du projet, demanda des renseignements à Mique. « Monsieur le comte, » lui répondit l'architecte, le 3 octobre, « il n'y a eu de spéculation faite sur la dépense du jardin de la reine 2i Trianon que pour les objrts les plus iiéc4^ssaires : l*pour les plantations et tapis de gazon de différentes es-

I. 1^ cour y Alla du 10 octobre au 10 novembre. Journal de Louis XYI.

(aigroUiîS qui iK*vaieiil leur nom au qu'es aco? dos Mémoires clo Roaumurcliais), porto los coiffures des femmes à une haulcur prodigieuse;. Plusieurs ropr/^sonU^nl dos monlagnes élevées, des prairi(*s omailloos, dos ruiss(*aux argentins, des forets, enfin un jardin à l'anglaise; un panaclu» immense soutient tout l'édifice par d4Tri^ro. » C'était lo déhut do C(*s monstrueux échafaudages par lesquels Mario-Antoinrtto allait remplacer la coiffure cliar- ' mante, mise on vogue par madame i\i\ Pomimdour, et si bien appropriée aux pliysiiinoinios françaisc^s.

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