N* du catalogue du Petit-Trianon
lous les deux. Vous serez servie; mais, dans ce cas, il mo faudra encore une mesure pour le second tableau, savoir de quel côlé le jour vient, si cela doil iMre un cadre ou servir de lapisserie allacliée il la muraille. Je tftcliorai que vous serez servie avanl huit ans que j'allends, moi, votre portrait avec tant d'empressement; mais je ne les lâcherai pas avant de recevoir ce cher et tant désiré portrait de votre part. C'est être vindicative; mais la paix se fera très facilement en voyant vos traits. » — Marie- Antoinette lui répond le 15 janvier : « Ma chère maman me confond par sa bonté pour les tableaux. Je n'aurais jamais osé les demander, quoiqu'ils me feront le plus grand plaisir du monde. Elle me met dans le plus grand embarras, en m'exposant à lui faire croire qu'il n'y a que mon intérêt qui fait avancer ces portraits, commencés et manques par tant de peintres. Je n'enverrai pas par ce courrier les mesures h ma chère maman, parce que le concierge de Trianon, où je compte placer les tableaux, est absent. » Enfin elle reçoit, le 18 mars, les toiles tant désirées et remercie aussitôt l'impératrice. « Je suis bien touchée de la bonté de ma chère maman pour les tableaux. La mesure est parfaite; ils augmenteront bien le plaisir que j'ai quand je suis à Trianon*. » Ils furent encadrés dans la boiserie de la grande salle à manger, & la place destinée aux peintures de Doyen et de Pierre, et qui, comme nous l'avons vu', était demeurée vide.
Après sept années d'attente, le roi sortit enfin de la torpeur où il avait vécu jusque-là, et Marie-Antoinette devint grosse. On eut l'idée de célébrer cvt heureux événement par des divertiss^rments. « Il y aura, » dit la Conespomlauce sccrèie* h la tiale du 4 juin 1778, « une fêle champêtre à Trianon pour amuser la Reine au retour de Marly. Cette fête sera allégorique avec chants et danses, et représentera tous les attributs de la fécondité, de la
i. Mercy, III, 152, 153, 175.