VIII AVANT-PROPOS
son esprit demeure là où lui-même n'est plus.
<Vm ;'i les combattre que les colons doivent désormais s'appliquer. C'est le dernier et peut-être le plus opiniâtre ennemi qu'ils aient à vaincre, «•'est en eux-mêmes qu'il s'est réfugié.
Qu'ils ne désespèrent pas de cette décisive et difficile victoire! Grâce à leur énergie, n'ont-ils pas à jamais renversé le préjugé qui déniait à la France les aptitudes colonisatrices ?
Tandis que des gouvernements faibles et hésitants les livraient à tous les caprices de l'arbitraire et à tous les exeès de la réglementation, ils s'établissaient fortement sur le champ circonscrit où ils avaient pu pénétrer. Leur nombre allait grandissant. Peu à peu leur zone d'influence gagnait au loin. Ils associaient à leur œuvre de régénération tous les éléments qui s'y rencontraienl^et ils leur imprimaient une impulsion qui leur est pour toujours acquise. Unefoisde plus lecaractère national est apparu îel qu'il est : actif, flexible, communicatif, se prêtant aux concessions et éminemmeni propre à établir des relations nouvelles. Juifs, Maltais, Arabes et Kabyles, tous, à des degrés divers, ont subi son ascendant.
La vaillante race des colons n'a donc pas manqué a la France. Si notre vie coloniale a eu des