LA CITÉ GREGOUE ET ROMAINE L'A MÉCONNUE
Cette union touchante qui d'abord liait l'homme aux plus humbles enfants de Dieu, l'orgueil Ta rompue. . . Mais non pas impunément ; la terre est devenue rebelle, elle a refiisé de nourrir des races inhumaines.
Le monde de Torgueil, la cité grecque et romaine, eut le mépris de la nature; elle ne tint compte que de l'art, ellc^ n'estima qu'elle-même. Cette fière antiquité, qui ne voulait rien que de noble, ne réussit que trop bien à supprimer tout le reste. Tout ce qui semblait bas, ignoble, disparut des yeux ; les animaux périrent, aussi bien que les esclaves. L'empire romain, débarrassé des uns et des autres, entra dans la majesté du désert. La terre dépensant toujours et ne se réparant plus, devint, parmi tant de monuments qui la couvraient, comme un jardin de marbre. Il y avait encore des villes, mais plus de campagnes ; des cirques, des arcs de triomphe, plus de chaumières, plus de laboureurs. Des voies magnifiques attendaient toujours le voyageur qui ne passait plus ; de somptueux aqueducs continuaient de porter des fleuves aux cités silencieuses, et n'y trouvaient plus personne à désaltérer.
Un seul homme, avant cette désolation, avait trouvé dans son cœur une réclamation, une plainte