‹ Le peupleChapitre 147 sur 188 · DES BACES ET DES CONDITIONS · texte numérisé non relu

DES BACES ET DES CONDITIONS

à vide. , .Pour que la vie soit féconde, il faut le recueillement de Tesprit, le repos du coaur.

Un fait remarquable de ce temps, c'est que les femmes du peuple (qui ne sont nullement grossières, comme les hommes, et qui éprouvent le besoin de délicatesse et de distinction), écoutent les hommes au-dessus d'elles, avec une confiance qu'elles n'avaient nullement autrefois... Elles voyaient la noblesse comme une barrière insurmontable à l'amour ; mais la richesse ne leur paraît pas une séparation de classes ^ ; on la

^ Obsenration de Pierre Leroux, anni judicieux ici qu*il est ail* leurs ingénieux et profond. Que de choses il faudrait i^outer ! Quel côté triste de nos mœurs I Je m*afflige surtout de voir la famille , la mère ! pousser le jeune homme à la trahison. Et n*es^ce pas de cette mère que la jeune fille trompée, devrait espérer quelque protection? Une femme pieuse ne devrait-elle pas avoir des entrailles, un cœur infini pour* cette pauvre enfant , qui après tout (quMmporte devant Dieu que Tergueil du monde en murmure) est devenue la sienne? Quels égards les femmes attendront-elles de nous, si elles ne se protègent pas entre elles? Elles ont en commun un mystère, qui devrait les lier bien plus que les hommes ne peuvent Tétre , le mystère de renfantement, de la maternité, qui est celui de la vie et de la mort, celui qui leur fait atteindre Textrème limite dans la souffrance et dans la jouissance. La participation à ce mystère terrible , que Thomme ne connaît pas, les rend toutes égales, toutes sœurs; il n'y a d'inégalité qu'entre les hommes. C'est à la mère, c'est à la sœur, à réclamer du fils ou du frère pour la fille trompée, et, si le mariage est impossible, à la couvrir de leur protection. A leur défaut, celle même qu'il épouse, la jeune femme vertueuse doit expier les torts, couvrir tout de sa bonté, ouvrir ses

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