‹ Le peupleChapitre 165 sur 188 · DANGER POUR LA FRANCE D*IMITER L'ANGLETERRE · texte numérisé non relu

DANGER POUR LA FRANCE D*IMITER L'ANGLETERRE

sérieusement qu'aucun homme de ce temps. Le résultat de cette étude et de cette estime même, c'est la conviction que le progrès du monde tient à ce que les deux peuples ne perdent point leurs qualités dans un mélange indistinct, que ces deux aimants opposés agissent en sens inverse , que ces deux électricités , positive et négative, ne soient jamais confondues.

L'élément qui, entre tous, était pour nous le plus hétérogène, l'élément anglais, est celui précisément que nous avons préféré. Nous l'avons adopté politiquement, dans notre constitution, sur la foi des doctrinaires qui copiaient sans comprendre ; — adopté littérairement, sans voir que le premier génie que l'Angleterre aiteu de nos jours, est celui qui l'a le plus violemment démentie. — Enfin, nous l'avons adopté, ce même élément anglais, chose incroyable et risible, dans l'art, dans la mode. Cette raideur, cette gaucherie, qui n'est point extérieure, ni accidentelle, mais qui tient à un profond mystère physiologique, c'est là ce que nous copions.

J'ai sous les yeux deux romans, écrits avec un grand talent. Eh bien ! dans ces romans français, quel est l'homme ridicule? le Français, toujours le Français. L'Anglais est l'homme admirable, la

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