‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 51 sur 158 · I. NOE · texte numérisé non relu

I. NOE

Le nom même de Noê, Noach, s'est conservé : en Phrye, dans la ville de No et de TArche ; chez les Hottentots, 3nt les premiers parents se nomment Noh et Hingnoh, peut-être sous la forme d'Inoa en Laconie , sous celle î Nyctimus (Noach tham, Vintègre) en Arcadie. Si, partout ailleurs, les peuples ont donné dans leurs ngues nouvelles un nouveau nom au patriarche diluen, le terme de Noê, Noach, semble être devenu chez usieurs la désignation de Veau et du vaisseau. Vaisseau : NAU, sanscrit; naw, persan ; naus, grec; ^vis, latin ; Nachen, allemand.

Eau: en grec, naô, couler ; nêcbô, nager. En latin, ^RE, nager. En allemand, nass, humide. En sémitique, uïar, fleuve. En cochinchînoîs, nak, et en siamois nah, iUM, NAN, eau. Chez les Caffres Béetjouanas, noka, ^urce, NOA, boire.

Mais ce vaisseau, naus, qui flottait sur les eaux, était

• temple, naos, la nef, où l'humanité s'était réfugiée t)inme dans un asile inviolable.

Noê a reçu les noms : chez les Chaldéens, deXm\bn>&^

* T^etonçui est demeuré de reste ; en Phétùcte, aL\iwa%n

rhomme de la délivrance ; en Grèce, d'Ogen, d'Ogygès, rhomme des eaux (augha, sanscrit, oujéa, albanais), de Deucalion, rhomme de la maison de Dieu (en grec comme en mexicain), d'Inachus, Thomme des grandes angoisses; chez les Scandinaves, de Bergelmer, Thomme de la montagne ; en Egypte , de Menas ou Menés , qui est le second Adam ; en Inde, de Manou, qui est le même mot, et de Boudjyou ; en Chine , de Ti-ko, le patriarche averti de Dieu avec une très-grande sollicitudey et de Yu-vaug, rhomme du navire et de la mort ; en Chine et au Japon, de Peyroun ; en Perse, de Frévak ; chez les Celtes, de Dwifan ou Douiman; au Kamtchatka, deKutka; chez les Indiens Côtes de chien , de Chapéwee ; chez les Iroquois, d'Otkon et de Messou ; chez les Crées, de Ws^c- Koochack ; au Mexique, de Coxcox et de Tezpi.

Noë s'est sauvé avec sa femme , ses trois fils et leurs femmes. Ils étaient huit, et le souvenir de ce chiffre s'est conservé dans les hiéroglyphes chinois. Les sept compagnons de Manou Satiavrata sont sept hommes, sept sages.

Ont dépassé ce chiffre : les Chaldéens, qui joignent à la famille de Xisuthrus ses parents et ses amis ; les Mahométans, qui, d'après une certaine tradition, portent à quatre-vingts le nombre des habitants de TArche ; les Lithuaniens et les Tahitiens , qui y font entrer plusieurs hommes.

L'Arche contenait une famille, sans qu'on détermio6 le nombre de ses membres, d'après la tradition chinoise de Peyroun, d'après celle de Chapéwee , de Waesac- Koochak, de Tezpi, du Noë anonyme de Cuba et de celui de la Castille d'or.

Est seul avec sa femme: No, Deucalion, Dwifan, Bergelmer, Coxcox, le grand-père de Wodan , le Noé incoaaa des Tamaoaqaes, el^oYi ^<^>\^\.v.<^\iV(^\&«

Ni Kutka ni le Noé de la Guyane n'ont de compagne. Le souvenir des animaux recueillis dans TArche s'est nservé en Chaldée , eu Lithuanie, chez les Celtes, en de, à Tahiti, au Méchoacan, à Cuba, chez les Crées. D'entre les autres peuples , les uns ont substitué à Lrche une caverne, les autres oublié l'Arche , et plusurs , les plus sauvages, perdu le souvenir même du auge*.

Page 1