Scène VI
THYRA, seule, puis M"" DE MARLIEW
Thyra, vite elle ouvre la fenêtre, place sa sculpture en travail, bien sous les rayons du soleil qui vient de la cour. Elle la regarde farouchement, se penche au dehors, entend le pas de Tapage qui traverse la cour, qui dit encore de loin: « Bonsoir... bon travail! ». Quand il a disparu, elle se précipite furieusement sur l'œuvre, abat la tête, brise le bras, puis elle approche la selle de la fenêtre, l'incline, et jette la statue mutilée. On entend un bruit de glaise qui s*aplatit dans
la cour. — Ecco!... C'est fini...
Sur la selle vide, elle pose les bras et s'y crampohne quelques instants, en se balançant automatiquement. La porte s'ouvre. C'est la mère qui entre.
M"* DE Maruew, toute en joie. — Thyra! Thyra! Il y a la comtesse Stéphanie qui veut absolument voir ce que tu fais, ce que tu prépares.
Thyra. — Elle tombe bien !... Qu'elle monte !... Je m'en fiche!
Quand sa mère est partie, elle recouvre rapidement la selle vide de chiffons, comme pour simuler que sou<! la toile il y a une armature et un ouvrage en train. Au bout de quelques secondes, la mère entre, faisant passer devant elle la comtesse Stéphanie, une autre
LA PETITE ILLUSTRATION
Ile
jeune femme, M Foreau (toque de velours) et deux hommes ; un jeune homme, M. Bernard Artacheiï et un autre, Emmanuel Lignières.