XIII. — Péripneumonie
Au cours de ses recherches sur l'immunisation contre la péripneumonie, M. Arloing(i) a observé que le sérum des
(i Aeloing. Lyon médical, 5 juillet 1896, p. 33g.
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animaux immunisés possédait la propriété agglutinante visà-vis du pneumo-bacillus bovis. En employant des émulsions en bouillon et dans l'eau salée à 7 pour 100 du pneumo-bacille on voit survenir le phénomène de l'agglutination déjà au bout d'un quart d'heure. En moins d'une demiheure les amas commencent à se déposer au fond du tube de verre ; en i heure et demie les deux tiers de la colonne liquide sont déjà clarifiés et limpides. A ce moment quelques groupes de bacilles se colorent à peine par la thionine. Le lendemain le phénomène de l'agglutination coexiste avec la transformation granuleuse de beaucoup d'individus.
Chez une génisse ayant reçu dans l'espace de 5 mois en injections sous-cutanées 800 centimètres cubes de sérosité pulmonaire empruntés à des lésions péripneumoniques, le pouvoir agglutinant était de 1 pour 200. M. Arloing a trouvé également la propriété agglutinante dans le sérum de deux vaches dont l'une, inoculée depuis 6 semaines par le procédé de Willems, offrait à la queue un très léger accident consécutif. Le sérum d'une génisse normal réagit à peine et lentement sur les émulsions du bacille péripneumonique. D'autre part le sérum des animaux immunisés n'exerce pas d'action agglutinante sur un microbe autre que le pneumo-bacille (i).
(i) Dans le chapitre : Nature de la substance agglutinante, etc., nous parlerons des recherches faites par M. Arloing dans la péripneumonie sur la répartition de la substance agglutinante dans les divers liquides de l'organisme.