‹ Le philosophe sans le savoir;Chapitre 21 sur 105 · ACTE II. SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE VII

I pas ses mains, le nom de frère profanerait ses lèvres: elle I est cependant la meilleure de toutes les femmes ; mais voilà I comme un honneur de préjugé étouffe les sentiments de la nature et de la réconnaissance.

M. Vanderk FILS. Mais, mon père, à votre place, je 5 ne lui pardonnerais jamais.

M. Vanderk père. Pourquoi .î* Elle est ainsi, mon filsj c'est une faiblesse en elle, c'est de l'honneur mal en- r tendu, mais c'est toujours de l'honneur.

M. Vanderk fils. Vous ne m'aviez jamais parlé de 10 cette tante.

M. Vanderk père. Ce silence entrait dans mon sys-| tème à votre égard; elle vit dans le fond du Berri; elle n'y soutient qu'avec trop de hauteur le nom de nos ancêtres et ridée de noblesse est si forte en elle, que je ne lui 15 aurais pas persuadé de venir au mariage de votre sœur, si je ne lui avais écrit qu'elle épouse un homme de qualité : \ encore a-t-elle mis des conditions singulières.

M. Vanderk fils. Des conditions !

M. Vanderk père. " Mon cher frère, m'écrit-elle, 20 j'irai; mais ne serait-il pas mieux que je ne passasse que pour une parente éloignée de votre femme, pour une protectrice de la famille?" Elle appuie cela de tous les mauvais raisonnements qui... J'entends une voiture.

M. Vanderk fils. Je vais voir. 25

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