ACTE I, SCÈNE VII
TERÉZINE, le regardant avec surprise.
Non... il reste! et tranquillement Il déjeune!!! quel changement!
Serait-il consolé déjà?...
Un instant... c'est ce qu'on verra!
ENSEMBLE
GUILLAUME, à part, et la regardant.
Beauté si l@ngtemps sévère, Tu vas me céder enfin; Aujourd'hui laissons-la faire, Elle m'aimera demain.
TFRÉZINE, à part, et le regardant
Voudrait-il donc se soustraire A mon pouvoir souverain?
Ce serait trop téméraire, Et je ris de son dessein.
(A Guillaume.)
Je vois qu'à mes leçons sensible, Mes conseils par vous sont suivis.
GUILLAUME , ingénument.
J'y tâche, et je fais mon possible Pour profiter de vos avis.
TERÉZINE, le raillant.
Quoi! ces tourments... cette souffrance.^,
GUILLAUME , naïvement.
De m'en guérir j'ai l'espérance.
TERÉZINE, riant.
Vous le croyez?
GUILLAUME
Cela commence.
TERÉZINE, étonnée.
Que dites-vous?
GUILLAUME
Cela va mieux.
Dès aujourd'hui cela va mieux.
TERÉZINE, avec dépit.
J'en suis ravie, et c'est heureux!
GUILLAUME, en conBdence, et la regardant tendrement
Et bien plus, j'en ai l'assurance, Ce sera fini dès demain!
TÉRÉZINE, de même.
En vérité!
GUILLAUME
J'en suis certain !
TÉRÉZINE.
En vérité!...
GUILLAUME
Je le sens là!
TÉRÉZINE, à part, avec coquetterie.
Eh bien!... c'est ce que l'on verra!
ENSEMBLE
GUILLAUME
Beauté si longtemps sévère, Tu vas t' adoucir enfin ; Aujourd'hui laissons-la faire, Elle m'aimera demain.
TÉRÉZINE.
Il voudrait donc se soustraire A mon pouvoir souverain; D'honneur, c'est trop téméraire, Et je ris de son dessein.