NOUVELLES INSTRUCTIONS PRATIQUES
RELATIVES A L’OZOTYPÎE ">
’ous ne saurions trop répéter que le procédé Ozotype a maintenant atteint un degré de simplicité tel que les amateurs produiront facilement, en moins d’une heure d’impression, une image vigoureuse et d’une gradation parfaite. Les lacunes anciennes ont été presque toutes comblées, aussi l’Ozotypie peut-elle être considérée, à l’heure actuelle, comme le procédé d’impression photographique le plus simple. Voici les éléments nouveaux : Une solution sensibilisatrice préparée d’après une formule nouvelle qui fournit une épreuve vigoureusement accentuée et qui est destinée spécialement au bain de sulfate ferreux.
Au papier sensibilisé à l’avance, à deux degrés : — T , finement lisse ; M, papier mat d’une bonne substance.
Pour sensibiliser, un tampon de coton recouvert de flanelle peut tenir lieu ci’une brosse spéciale.
Comme bain acide, l'acide sulfurique et le sulfate ferreux remplacent l’acide acétique et l’hydroquinone. Ce bain produit des détails très accentués.
Le développement de l'image peut s’effectuer une demi-heure après l’application de la feuille pigmentée contre l’image.
11 n’est plus nécessaire de sécher entre le lavage de l’image primaire et l’application de la feuille pigmentée.
(j) L’Ozotypie est certainement le moyen d'art le plus simple et le plus pratique pour obtenir de réelles épreuves artistiques. J ai donne toute la théorie et la pratique de ce procédé dans mon ouvrage : Le Tirage des Fpreuves en Photographie. Depuis sa publication, fA.. Thomas Alanly, l’auteur du procédé, m a communiqué des instructions nouvelles, modifiant, presque de fond en comble, les anciennes, rt permettant une réussite beaucoup p*!us certaine. Aussi, crois-je pouvoir rendre un signalé service à tous les amateurs en les publiant ici dans leur entier. Le procédé ancien, avec bain d'hydroquinone et acide acétique, le seul à peu près connu jusqu a ce jour ei. France, devant a mon avis, et devant les résultats obtenus par le nouveau mode opératoire, être considère comme nul et non avenu. F. D.
LE PHOTOGT(JlPmSTE
NOUVELLES INSTRUCTIONS PRATIQUES RELATIVES A L'OZOTYPIE
Qu’est-ce que l’ozotypie? — C’est une modification du procédé au charbon qui produit des images durables, de teintes variées et d’une haute valeur artistique.
Sous un négatif, on expose à la lumière du jour, un papier enduit de la solution sensibilisatrice spéciale Ozotype. On obtient une image très nettement visible. On lave cette première image dans de l’eau pure pour la débarrasser des sels solubles, non réduits par la lumière. On applique ensuite sur cette image un emplâtre de pigment (constitué de papier recouvert de pigment et de gélatine). L’application se fait sous la couche liquide d’une solution dite bain acide. L’épreuve et l’emplâtre, collés l’un à l’autre, sont retirés du bain et pressés ensemble. Au bout d’une demi-heure de contact, on dépouille l’image dans de l’eau chaude, comme dans le procédé au charbon.
Les avantages de l’ozotypie. — Une image parfaitement visible sur le papier qui doit lui servir de support définitif.
Donc aucun transfert n’est nécessaire; la première image et les suivantes venant correctement dans leur vrai sens.
Il est inutile de préserver préalablement les bords par des caches.
Il ne se forme pas de bulles, bien que l’eau employée pour le dépouillement soit chaude.
Le papier sensibilisé peut être conservé pendant une nuit, s’il est gardé soigneusement dans du papier glacé, plus longtemps même s’il l’est dans un tube de chlorure de calcium. Cependant, il n’est pas indispensable de se munir de papier sensibilisé pour un temps prolongé; la première impression, une fois lavée, pouvant être conservée telle que, et par conséquent, le couchage du pigment pouvant être différé.
La solution sensibilisatrice se conserve indéfiniment dans la bouteille; elle n’est pas sensible à la lumière avant d’être étendue sur le papier et séchée.
L’emplâtre de pigment n’est pas sensible à la lumière, aussi se conserve-t-il indéfiniment.
Les matières ne craignent pas les excès de température, ce qui permet d’effectuer les diverses opérations indifféremment par une température chaude ou froide.
Le bain acide n’a pas sur la gélatine l’action dissolvante des sels bichromatés.
Une erreur commise dans le procédé au charbon ou dans celui au platine devient coûteuse, alors que dans l’Ozotypie, l’erreur dans l’exposition, étant visible avant que l’emplâtre ne soit appliqué,
l’épreuve gâtée peut être jetée aux rebuts sans grand débours.