En remédiant au défaut de sous-exposition
3. En modifiant mécaniquement certaines parties de l’image, de sorte que l’opérateur peut travailler sans être influencé par son impression.
On réalise le premier point en donnant plus ou moins de relief à l’image, c’est-à-dire en lui laissant une couche de pigment plus ou moins épaisse. L’effet produit par le pigment sera d’autant plus vigoureux que le reliefde l’image gélatinée sera plus prononcé, les parties claires seront d’autant plus lumineuses et la gamme des tons d’autant plus courte. Moins le relief sera accentué, au contraire, et moins l’effet du pigment sera saillant, plus la gamme des tons sera longue et les parties claires seront pleines de détails. Plus la dose d’acide sera forte, relativement au sulfate ferreux, plus le relief sera prononcé. Ainsi la formule :
Eau : Q. S . pour looo cm-' ; Solution d’acide sulfurique à lo pour loo : 5 cm'*;
Sulfate ferreux :5g.; Alcool : 5 cm’.
constituera le bain acidifiant ; en lui ajoutant i cm' 5 à 2 cm' d’acide dilué, on obtiendra une image à contrastes accentués sur la même épreuve. Une augmentation d’acide (2 a 10 cm') constitue un bain convenable pour épreuves faites d’après des négatifs faibles. Nous disons :
Eau : Q. S. pour 1000 cm' ; Solution d’acide sulfurique à 10 pour 1 00 : 6 cm" ; Sulfate ferreux : 5 g.;
Alcool : 5 cm ' .
Une plus forte dose de sulfate ferreux diminuera au contraire le relief et produira un bain excellent pour des épreuves obtenues avec des négatifs à contrastes forts :
Eau :Q. S. pour looo cm"; Solution d'acide sulfurique à 10 pour 1 00 : 5 cm"; Sulfite ferreux :6 g.
Alcool : 5 cm".
On remédie facilement aux erreurs d’exposition.
(1) Voir les n“* lo et ii du Photographiste.
Ctg-îsi. I 80
LE PHOTOGT^JIP'HISTE
NOUVELLES INSTRUCTIONS RELATIVES A LOZOTYPIE
Si l’épreuve est sous-exposée on laissera l’emplâtre plus longtemps dans le bain acidifiant (de 40 à 60 secondes), ou l’on attendra plus longtemps avant de dépouiller.
S’il y a surexposition, laissez l’emplâtre moins longtemps dans le bain acidifiant ( 1 o à 20 secondes). Si la première image est beaucoup surexposée plongez l’épreuve lavée, pendant quelques secondes, dans le bain d’alun qui réduit l’image.
Le bain acidifiant réduit également l’image et peut être employé dans ce but.
Ce que l’artiste désire surtout c’est de pouvoir modifier les lumières et les ombres dans certaines parties de l’image.
L’ozotypie se prête au travail local, à l’aide de l’eau et du pinceau.
Le mieux est d’ajouter au bain acidifiant une substance qui amollisse la gélatine et la rende soluble ; sulfate de magnésie (sel d’Epsom), chlorure d’ammonium ou glycérine.
Deux à huit grammes de sulfate de magnésie ajoutés à 1000 cm' du bain acidifiant rendent la gélatineassez molle pour permettre de la dépouiller localement comme s’il s’agissait d’images à la gomme bichromatée. L’eau employée pour le dépouillement sera tenue à une température de 40“ C. On mettra autant de glycérine que de sulfate de magnésie.
Les agents chimiques. — Les produits chimiques employés en ozotypie sont d’un usage courant.
Ils coûtent très peu.
L’acide sulfuriciue. — On recherche la meilleure qualité. Un mot sur la façon d’obtenir une solution à I o pour I 00 pour ceux qui ne connaissent pas les propriétés de cet acide. Séchez parfaitement le verre avant d’y verser l’acide concentré sinon il se produirait une grande chaleur. Versez toujours l’acide dans l’eau et jamais l’eau dans l’acide.
Eau : Q. S. pour 5oo cm-' ;
Acide sulfurique : 5o cm".
Voilàunesolutionà 1 o p. 100(1).
La solution s’échauffera complètement, laissez-la refroidir. Elle se conserve indéfiniment. En préparant le bain acidifiant versez toujours l’acide d’abord dans l’eau, sinon il se produira une précipitation du liquide en dehors du vase.
Un excès d’acide produit des ombres épaisses et des taches claires dans les détails.
L’acide sulfurique dilué rend la gélatine soluble.
Etude HOLLAND DAT
M. Jiolland T>jy est un des grands noms, et à juste titre, de la photographie. C'est un des maitres de la ncuveile eeole américaine. ..Artiste aux effacements voulus, même aux cirangelês conscientes, il recherche constamment la simplicité dans la ccmpcsilicn, sans qu'elle confine à la hanalilê. et l'harmonie générale des valeurs faisant nettement porter t'effet là où il doit et rien qu'où il doit être. cooooooo co
(1) Cette désignatfon n est pas absolument rigoureuse! Il faudrait pour 5o cm ' d acide 45o cm" d'eau seulement. Nous laissons néanmoins les indications de M. Th. Manly, la 'égère erreur qui en resuite n'ayant pas un effet primordial dans la pratique. F. D.
LE PTiOTOGT{JlPfnSTE
NOUVELLES INSTRUCTIONS RELATIVES A LOZOTYPIE
Sulfate ferreux. — C’est un produit chimique commun, appelé dans l’industrie protosulfate de fer. On se procurera la meilleure qualité.
Il en existe une variété granuleuse, consistant en cristaux pulvérulents de couleur vert clair.
C’est la plus pratique aussi. Elle agit presque immédiatement.
On peut se servir aussi de sulfate d’ammonium ferreux.
Jllcool. — Servez-vous de préférence d’esprit de vin rectifié. L’alcool méthylique contient quelque chose de résineux qui donne à l’eau un aspect laiteux. Cette chose résineuse contribue peut-être à rendre la gélatine moins soluble. C’est la seule objection. L’alcool méthylique a une action plus intense que l’alcool ordinaire.
Sulfate de magnésie. — Appelé communément sel d’Epsom, tient la gélatine prête à être dissoute dans l’eau chaude et sert surtout là où l’on désire effectuer des modifications locales. Ce sel
Le Mont Blanc
^ C*est du Brévent, tjue ta largeur seule du vallon de Chamonix sépare du Mont Blanc, que l'on peut le mieux mesurer en face le géant de sa base à sa cime. Avec un étonnement qui va jusqu'à la stupeur, on distingue ses aiguilles hérissées aux projections bleues, les mates épaisseurs de ses agglomérations de séracs, les gradins de ses murailles de glace aux translucidités glauques. o o o o o o o
n’affecte jamais la gélatine modifiée. On peut en ajouter de 2 à 8 grammes pour chaque 1000 cm'' de bain acidifiant.
Glycérine. — La glycérine n’agit pas tout à fait comme le sulfate de magnésie. Elle rend à la fois soluble la gélatine ordinaire et la gélatine modifiée. Elle sert surtout pour faire rendre à l’ozotypie des effets à la gomme. On peut ajouter 43 1 6 g. à 1 000 cm ' de bain acidifiant.
Chlorure d’ammonium (Sel ammoniac). — 2 à 8 grammes produisent une image claire et agissent comme le sulfate de magnésie.
Notes utiles. — Les formules préconisées dans ces nouvelles instructions sont fondées sur l’expérience et sont destinées surtout à guider le débutant. Les agents photographiques se présentent toujours si divers et changeants qu’il est presque impossible d’établir une règle fixe, immuable.
LE PnOTOGTiJlPTllSTB
NOUVELLES INSTRUCTIONS RELATIVES A LOZOTYPIE
Le débutant étudiera attentivement le chapitre « Contrôle » ; il se rendra facilement compte du champ immense qui s’ofire à lui.
Si l’on veut remettre le dépouillement au lendemain, on plongera l’épreuve et l’emplâtre pendant trente secondes dans de l’eau froide et l’emplâtre dans le bain acidifiant durant cinq ou dix minutes. Quinze grammes de sulfate de magnésie ajoutés au bain acidifiant faciliteront le dépouillement. Le bain d’eau froide avant le dépouillement est indispensable dans ce cas.
Si l’on a de bonnes ombres on les imbibera d’alcool méthylique ce qui les conservera en l’état jusqu à la fin du dépouillement.
Les papiers encollés et sensibilisés de la compagnie Ozotype n’exigent pas un bain acidifiant chauffé si la température est de i 3° C ou plus élevée, mais il ne faut pas se servir d’eau glacée.
Des travaux d’amateur ont montré qu’en général le couchage du papier avec le sensibilisateur se fait bien, mais que le papier choisi était souvent impropre et défectueux pour l’encollage. Les insuccès sont le plus souvent dus à la durée anormale de l’immersion dans le bain acidifiant suivi d’un contact trop prolongé de l’emplâtre pigmentaire avec l’épreuve. La gélatine de l’emplâtre une fois sèche permet difficilement de détacher le papier support et il en résultait des arrachements, des taches blanches indélébiles.
Cette cause d’insuccès n’existe plus maintenant que l’on opère sans laisser la gélatine se sécher.
Il ne faut pas prendre plus de 5 cm' de la solution d’acide sulfurique à 1 o pour 1 oo quand le pigment est bleu.
Si l’on emploie un pigment rouge, y cm' de la solution d’acide sulfurique à lo pour loo produiront plus d’effet.
Si vous avez un négatif très léger et que vous vouliez en obtenir une image plus intense, forcez légèrement l’impression et servez-vous du bain acidifiant suivant :
Eau : Q. S. pour looo cm ' ;
Solution d’acide sulfurique à lo pour loo : 9 cm' 5;
Sulfate ferreux :3 g. 5; Alcool : 3 cm' 5.
Le bain acidifiant contient un des meilleurs préservatifs du sulfate ferreux, à savoir l’acide sulfurique; aussi se conservera-t-il bien une semaine ou même davantage; mais s’il prend une légère teinte brune il faut le rejeter.
Une épreuve surexposée produira une image plate, cotonneuse et sans clairs. Dans une épreuve sous-exposée les détails sont perdus dans les clairs et la gélatine est trop soluble dans les ombies.
On peut amoindrir un fond désagréable ou tout autre objet, dans l’épreuve première, en l’imbibant simplement au pinceau avec une solution concentrée d’alun et en lavant ensuite.
Lorsque l’épreuve, garnie de l’emplâtre, se trouve sur la planche à presser ayez soin de mettre en dessous le papier qui doit supporter l’épreuve finale. Il se forme des taches blanches lorsqu’un coin de l’emplâtre est brisé. Il est bon d’employer le papier au charbon, formant emplâtre, en le rognant de façon qu’il soit moins grand que l’épreuve, afin de prévenir les accidents de cette nature.
Si vous vous servez de la baguette de verre pour mélanger la colle de poisson avec la solution sensibilisatrice, nettoyez-la chaque fois avant de vous en servir, sinon vous introduiriez dans la colle de poisson du sensibilisateur qui la gâterait.
Lavez toujours la flanelle employée dans de l’eau et séchez-la aussitôt que votre travail est terminé, elle se gardera de cette façon pendant des mois.
Dans le cas où il serait nécessaire d’encoller l’épreuve lavée, l’image première devra être imprimée profondément'.
TNOMJIS MJÎMLT.
Premiers Aveux général Mathieu
PoMrt^MOi soni~i\s le plus souvent faits par derrière, quand c'est la parole qui les fait et non les yeux? "Est-ce manque d audace; ou bien est-ce parce que l'oreille qui doit les recevoir est plus près de la bouche qui les formule ? Jlux amoureux de repondre . ooooooon
LE MOnTflGE 54J jyî DES LEfiTILLES
UNE fois taillées, les lentilles doivent être assemblées de façon à supprimer les aberrations ainsi que nous l’avons indiqué. Parfois on se borne à rapprocher dans la monture les lentilles associées formant objectif simple ; seule une légère couche d’air les sépare ; mais le plus souvent, on les colle. La matière agglutinante doit, on le conçoit, être parfaitement transparente. C’est une térébenthine, le baume du Canada, que, par incision, on retire d’un arbre de l’Amérique-Nord, VAbies bahaméa, voisin du sapin argenté. Elle est jaune pâle, d’odeur suave, sèche et durcit facilement, se dissout dr.ns le chloroforme, la benzine, l’éther, l’essence de térébenthine et l’alcool. Beaucoup de personnes se figurent qu’on l’emploie parce qu’ayant le même indice de réfraction que le verre elle ne modifie pas la marche des rayons lumineux. Rien n’est plus faux, les trois matières, flint, crown et baume ayant des indices différents.
La vérité est que la très petite quantité de baume qui existe entre les lentilles est incapable d’une action sensible.
Sur un feutre d’amiante, reposant lui-même sur une plaque de tôle qu’on chauffe à feu doux, on place le flint, face concave en haut, et on y emboîte le crown. Au bout de quelques minutes, les lentilles étant assez chaudes, l’ouvrier les retire, répand un peu de baume de Canada, légèrement chauffé, sur le crown qu’il remet ensuite en place dans le flint en appuyant fortement pour chasser l’excès de la matière visqueuse et faire disparaître toute bulle d’air.
Après refroidissement on lave les bords avec de l’alcool pour enlever le baume en excès. Par un frottement à l’émeri on biselle ensuite, à angles arrondis, le pourtour de l’objectif simple obtenu.
Viennent ensuite les essais sur des montures provisoires. S’ils sont satisfaisants les lentilles passent chez le tourneur qui va les monter.
La monture est ordinairement un tube cylindrique de laiton, portant, à l’une de ses extrémités, un pas de vis ou embase qui se visse dans un écrou fixé sur la planchette de la chambre, tandis que l’extrémité libre porte le parasoleil, cylindre un peu plus large que le corps de la monture et destiné à arrêter la lumière diffuse. Dans l’intérieur de la monture sont tracés des pas de vis sur lesquels se fixent les barillets, bagues de laiton qui sertissent et maintiennent chaque lentille ou chaque groupe de lentilles, permettent de les sortir pour le nettoyage et empêchent qu’on ne les remonte à l’envers.
La monture est oxydée. L’intérieur est enduit, sauf les pas de vis, d’un vernis mat à l’alcool, avec gomme laque et noir de fumée. L’extérieur est recouvert, à chaud, d’un vernis brillant appliqué au pinceau.
Pour monter une lentille, l’ouvrier en noircit le biseau au vernis mat, puis la place dans le barillet et la recouvre d’un anneau de sertissage sur lequel il rabat les bords du barillet. Reste le diaphragme qui permettra de régler à volonté l’entrée des rayons à travers l’objectif suivant le besoin plus ou moins grand de lumière et les effets à obtenir. Les diaphragmes rotatifs et les dia-